Courtemanche Le Québec une histoire de famille

Jeudi 05 nov 2015

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Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Hommage à Soeur Jeannette Courtemanche
Soeur Jeannette Courtemanche s’est vue décerner une Plume de Paon par la Société de Généalogie de Québec pour avoir réalisé avec succès son ascendance familiale personnelle et pour souligner sa précieuse contribution à la recherche généalogique.
Félicitations à Soeur Jeannette !
Voir lettre de la Société…
Voir certificat…

Tiré de : http://www.soeursdesaintecroix.org/fr/quoi_neuf/2010/index.html

Lignée de Soeur Jeannette Courtemanche

Omer Courtemanche épousa Lucie Collin
le 3 juillet 1921 Sainte-Anne-du-Lac (Labelle), QC.

François-Xavier Courtemanche épousa Malvina Thinel
le 24 août 1876 Saint-Calixte de Kilkenny (Montcalm), QC.

Louis Courtemanche épousa Marguerite Julepte dit Laverdure
le 26 août 1839 Saint-Lin, Ville des Laurentides, (Assomption), QC.

Louis-Barthélemy Courtemanche épousa Marie-Anne Douillet
le 1 janvier 1815 Saint-Roch-de-l’Achigan (Assomption), QC.

Pierre-Amable Courtemanche épousa Madeleine Girard
le 25 novembre 1776 Varennes (Verchères), QC.

Pierre Courtemanche épousa Marie-Anne Fissiau dit laramée
le 2 octobre 1733 Longue-Pointe, Montréal, (Hochelaga), QC.

Lignée commune aux deux familles :

Antoine Courtemanche épousa Marguerite Vaudry
le 8 novembre 1688 paroisse Notre-Dame de Montréal, QC.

Antoine Courtemanche dit Jolicoeur épousa Élisabeth Haguin
le 26 avril 1663 paroisse Notre-Dame de Montréal, QC.

Pierre Courtemanche épousa Marie Houde / Houdé / Houder
possiblement vers 1639 Maine, France.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Courtemanche est une commune située dans le département de la Somme (région de Picardie). La ville de Courtemanche appartient au canton de Montdidier et à l’arrondissement de Montdidier. Les habitants de Courtemanche étaient au nombre de 83 au recensement de 1999. La superficie est de 4.2 km². Courtemanche porte le code Insee 80220 et est associée au code postal 80500. Elle se situe géographiquement à une altitude de 60 mètres environ.

Informations administratives
Région : Picardie
Département : Somme (80)
Code Insee : 80220
Code postal : 80500
Taille (Surface, population, densité)
Habitants en 1990: 81
Habitants en 1999: 83
Surface : 4.2 km²
Densité (en 1999): 20 h/km²

Informations géographiques
D M S Degrés Radians
Longitude Est : 02°32’22 » 2.5394° 0.044322 r
Latitude Nord : 49°39’42 » 49.6617° 0.86676 r

Altitude : 60 m
Villes proches de Courtemanche
N° Ville (Dpt)
Proximité
Cap

1 Fontaine-sous-Montdidier (80) 1.7 km

2 Mesnil-Saint-Georges (80) 2.6 km

3 Montdidier (80) 2.7 km

4 Gratibus (80) 2.8 km

5 Marestmontiers (80) 2.9 km

6 Cantiné (80) 3.4 km

7 Bouillancourt-la-Bataille (80) 3.7 km

8 Ayencourt (80) 4.1 km

9 Fignières (80) 4.2 km

10 Malpart (80) 4.5 km

Attention ! Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d’oiseau). Elles ne correspondent en aucun cas à un calcul d’itinéraire routier. Plus d’infos sur l’orthodromie …

Informations diverses sur la commune de Courtemanche …
o La commune française la plus éloignée de Courtemanche est Bonifacio située à 1052.8 km à vol d’oiseau.
o Homonymes : aucune autre ville ne porte le nom  »Courtemanche » en France.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
D’autres Courtemanche connus :
Divertissements corporatifs Michel Courtemanche : Pour informations : Michel Courtemanche 514 278-5639, poste 202. Divertissements Corporatifs.ca et Agence de Magiciens Michel Courtemanche …

Ce faux serveur conteur-humoriste sait stimuler les répliques de vos participants pour faire naître les sourires et des éclats de rire. Ayant un sens précis du  »timing », il circule lors du cocktail et au repas avec brio et élégance. Son répertoire incroyablement drôle et de bon goût assure un bon dynamisme pour votre événement. Une animation aux retombées étonnantes !

11ième génération, Michel Courtemanche, fils de :

10ième génération : Roméo Courtemanche & Réjeanne Michaud
10 juillet 1948 paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montréal, QC.

9ième génération : Arthur Courtemanche & Aurore Hébert
7 janvier 1919 paroisse Sainte-Brigide de Montréal, QC.

8ième génération : Omer Courtemanche & Olivine Champagne
9 octobre 1894 Saint-Roch-sur-Richelieu, QC.

7ième génération : Jean-Baptiste Courtemanche & Julienne Bégin
8 mai 1856 Saint-Ours-sur-Richelieu, QC.

6ième génération : Joseph-Marie Courtemanche & Marie Breton
16 août 1819 Saint-Antoine-sur-Richelieu, QC.

5ième génération : Jean-Baptiste Courtemanche & Joséphine Dumas
12 janvier 1795 Saint-Antoine-sur-Richelieu, QC.

4ième génération : Antoine Courtemanche & Françoise Coiteux
16 juin 1766 Saint-Antoine-sur-Richelieu, QC.

3ième génération : Barthélémy Courtemanche & Marie-Josephte Maillet
6 février 1741 paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies, QC.

2ième génération : Antoine Courtemanche & Marguerite Vaudry
8 novembre 1688 paroisse Notre-Dame de Montréal, QC.

1ième génération : Antoine Courtemanche & Élisabeth Haguin
26 avril 1663 paroisse Notre-Dame de Montréal, QC.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
L’artiste Jeanne Courtemanche Auclair est née à Montréal, vit et travaille au Québec, dans l’arrondissement Outremont. Sa carrière artistique, perçue depuis l’âge de quatre ans « comme un immense arc-en-ciel couvrant tous les instants de sa vie », se poursuit depuis plus de quarante ans. Jeanne Auclair est une artiste multidisciplinaire en dessin, peinture et gravure ainsi qu’en métiers d’arts, mosaïque et tapisserie.

Il s’est mérité un Premier Grand Prix de peinture au Cercle des Artistes peintres et sculpteurs du Québec en 1997, concours présidé par le distingué écrivain, expert en art et docteur en esthétique Guy Robert.

En septembre 2006, le journal montréalais La Presse faisait découvrir au grand public une murale monumentale de pierres naturelles, intitulée LES PROFESSIONS conçue par l’artiste en 1963, toujours « vibrante et inchangée » dans l’entrée d’un édifice restauré Le 801 est rue Sherbrooke à Montréal.

http://www.krafix.com/801signature/fr/html/pho-lob.html

Voir photos et articles dans le menu LES ÉCRITS : « Profession : artiste » et « Quand l’art vous accueille chez-vous » de Madeleine Leblanc.

L’enfance et l’adolescence de Jeanne se passent en musique grâce ses parents, ses soeurs et son frère. Des livres d’art lui révèlent les maîtres de la peinture, en particulier les Giotto, Le Greco, Vermeer, Manet, Braque, Gaughin; ceux de l’art zen et du paysage chinois. Elle voue une affection particulière au peintre paysagiste québécois Ozias Leduc. Alfred Pellan lui ouvre les portes de la Modernité durant ses deux années d’ateliers de peinture complétant ses études à l’école des Beaux-Arts de Montréal, de 1942 à 1947.

Elle se souvient avec reconnaissance du peintre et philosophe Paul-Émile Borduas, l’âme du Renouveau en art au Québec à cette époque. Il lui dit un jour : » Vivez en harmonie avec vos désirs les plus profonds. » Osez !  »
Ce « Osez ! », trouve un écho en elle. Dans ce mouvement de loisirs, l’Ordre de Bon Temps auquel elle se joint dès le début en 1946, elle crée masques et costumes de théâtre, affiches publicitaires et revue, illustre, anime les camps de formation des animateurs de loisirs, participe aux festivals de folklore internationaux. « Il y a lieu de ranger ce mouvement au nombre des précurseurs de la Révolution tranquille tout comme la même époque, ce fut le Refus Global de Borduas dans le domaine des arts. » Michel Bellefleur, Université du Québec Trois-Rivières, 1986. 1945- Jeanne s’oriente déjà vers l’illustration de diverses publications comme celles des journaux pour enfants Claire et François ainsi que Vie étudiante, des manuels de Nouvelle catéchèse inaugurée au Québec et aux États-Unis et des Agendas annuels proposés par le Centre Social de Claire-Vallée au Québec.

En 1949 et 1950, elle crée un programme de sensibilisation à l’art les jeunes filles des Instituts familiaux du Département de l’Instruction publique provincial. De 1953 1955, elle confectionne les têtes des marionnettes de l’émission Pépinot et Capucine dans les ateliers de télévision de Radio-Canada.
Pépinot et Capucine la télévision de Radio-Canada en 1952

De1956 1965, Jeanne et son conjoint de l’époque Louis Auclair, conçoivent des pièces murales en mosaïque destinées à des intérieurs, et surtout de plus importantes intégrées à l’architecture d’édifices publics.

1962-63, Un voyage culturel en Europe met le couple en contact avec les grands courants de l’art vivant, principalement dans les arts visuels et les métiers d’art. De passage à Lausanne, en Suisse, ils assistent à la Première Biennale Internationale de Tapisserie contemporaine traitant d’un art ancestral objet d’un renouveau exceptionnel. C’est pour eux une découverte, ils se promettent bien d’explorer un jour ce merveilleux medium d’expression.

1972, L’atelier rêvé de création en tapisserie murale devient réalité dans une fermette de St-Louis de Richelieu. Comme elle le fera quelques années plus tard en Estrie, Jeanne se laisse imprégner de nature et croque in situ au pastel et l’aquarelle, des détails ou des scènes entières de feuillaisons printanières, de torrents tumultueux ou de brumes légères dans une pure lumière matinale… Ses croquis, elle les traduit librement en boucles, crochetages, chaînettes ou torsades de laine et fibres naturelles sur un support toile ou canevas, de préférence dans de grands formats. Pendant plus de vingt ans elle joint art et métier d’art, pour son plus grand bonheur.

Depuis 1993, peindre et dessiner librement, sur toile ou papier, deviennent un besoin primordial et lui apparaissent comme une expression plus directe de l’émotion esthétique, sans exigence d’intégration de l’oeuvre à un lieu et espace donnés, le tableau étant un tout autonome et complet en lui-même. Elle vise l’instantanéité, l’art est d’abord une sensibilisation à soi-même. Spiritualité et art se nourrissent mutuellement si on obéit à ses nécessités intérieures pour reprendre les mots de Kandinsky.

Au tout début des années ’90 donc, Jeanne Auclair revient aux sources du dessin libre, la peinture proprement dite, spontanée, imaginative. Elle fait des collages inattendus avec lettrages intégrés, à la façon des Braque, Picasso et Schwitters. Elle est fascinée par la liberté d’expression et l’exubérance de son compatriote Jean-Paul Riopelle, elle se dit émue par les scènes d’extrême dénuement peintes par l’artiste montréalaise Betty Goodwin.

Elle peint à l »acrylique sur toile : Quadrature, Un pensez-y bien, Vienne l’été, Jeux de main s, Le paternel, Anémones. Elle peint l’acrylique sur papier : Regard, Adam, Fugitif, Le mal caché, Dans le vent

Elle dessine au crayon-fusain, au pastel, à l’encre et aux crayons à l’huile, ou mixte tous ces matériaux , procédant par frottis, jeux de spatule, déchirure, grattage et restructuration, collages de fibres, imprimés, métaux légers, sables et graviers, sur différents thèmes: Thème de l’humain dans son environnement social et Chair et esprit, 1996. Collection privée; Thème de la fête: VENT FOU, FLAMME, LA LUNE, DANSE, LES MUTANTES, BRUISSEMENTS, MERVEILLEUSE MARGIE, L’OISELLERIE et L’HOMME-ORCHESTRE où des gens en couple, seuls ou en famille, se déguisent et descendent dans la rue.

Dessin, forme, couleur et volume sont la base de toutes créations visuelles, quelque soit les matériaux utilisés, acrylique, huile, aquarelle ou fibre, terre ou mosaïque. Expérimentons se dit Jeanne, puisque les chefs-d’oeuvre ne sont jamais que des tentatives heureuses, comme le proclame Georges Sand !

En 1956, Jeanne et Louis ont été très impressionnés par le Mexique, pays de lumière où des murales flamboyantes, oeuvres d’artistes et artisans du pays, ont pavoisé les édifices les plus en vue de la grande ville.

Ils ont rapporté de leur séjour une énergie nouvelle et dans leurs bagages un plein sac de mosaïques de verre.

Ils en recouvrent, pour leur intérieur, une surface de petite table ; un ami décorateur la remarque, en commande 6 pour ses clients, puis 12 la semaine suivante. Ils décident d’agrandir leur atelier afin d’entrevoir et développer une forme d’expression plus complexe de l’art, la MURALE

Automne québécois – 1960.Collection de l’Hôtel Sheraton-Mont-Royal
Guidés par un artiste mosaïste italien, Andrea Vau, ils s’initient à la mosaïque ancienne en reproduisant des détails d’oeuvres byzantines du 5ième siècle. Ils ne se lassent pas d’admirer la simplicité et l’envergure de ces artistes artisans, une invitation à se lancer dans leurs propres créations. Pendant huit années bien remplies, ils réaliseront quelques grands formats de murales en mosaïque de verre, mais composées de plus en plus de minerais du pays, granit, marbre, ardoise et galets. Leur premier contrat, en 1958, est le recouvrement des meubles du culte de l’Église Saint-Damien-de-Brandon au Québec. Le motif symbolique du maître-autel, La dernière Cène selon Vinci, leur est imposé ; les ambons, fonts baptismaux, autels secondaires et table de communion sont de leur propre composition.

Automne québécois, 1960, est une murale de mosaïque haute en couleurs et textures, primée par l’Association professionnelle des Artisans du Québec en 1961.
D’après maquettes d’Alfred Pellan, en 1961-62, réalisation de murales monumentales composées de personnages fantaisistes, hauts- reliefs en céramique de Carol Grenon, sur fonds de mosaïque de verre. Le tout recouvre les murs adjacents de deux piscines résidentielles des frères Miron, à Montréal. Tu seras pêcheur d’hommes, 1959, un mural grand format, composée de mosaïques aux couleurs vibrantes où brille l’or des filets de la pêche miraculeuse. Elle orne une salle du Grand Séminaire de Montréal, rue Sherbrooke ouest ; la mosaïque a été réalisée d’après une esquisse de Magdeleine .Morin. Les Professions, 1963, une murale monumentale, semi-figurative, maquette de Jeanne inspirée du thème proposé et composée uniquement de pierres naturelles. Oeuvre protégée et récemment restaurée. Réalisation de Louis et Jeanne Auclair. La murale se trouve dans le hall d’entrée du 801 est de la rue Sherbrooke, à Montréal.

Un autre rêve personnel de Jeanne devient réalité en 1969 ; c’est celui de dérouler sur les murs blancs de nos demeures, ou béton brut de nos édifices publics, de chaleureuses tapisseries de laine rappelant celles des châteaux du Moyen-âge. On les appelait alors murs nomades car les riches seigneurs français les transportaient d’un château à l’autre, afin de couper le froid réel de leurs murs. Jeanne veut aussi renouer avec la tradition de la tapisserie art d’expression et non pas réplique de tableaux de peintres, comme on en importait au Québec jusqu’en 1940, avant l’avènement du célèbre rénovateur français de la tapisserie, Jean Lurçat. Elle sent bien avec l’architecte Le Corbusier que la tapisserie à domicile répond à un légitime désir poétique et que l’historien français René Huygue a raison quand il s’interroge et affirme : La Renaissance de la tapisserie n’est-il pas le principal événement de l’art contemporain ?
À la maison Auclair, Louis, adroit et habile de ses mains, faisant quelque chose de tout, pourvoit l’atelier en écheveaux de laine, invente et fabrique des instruments, crochets, poinçons et aiguilles creuses, installe sur faux-cadres de solides canevas à la mesure des ambitions et des projets manifestés ! Jeanne emprunte à leurs enfants, Pascale et Jean-Emmanuel, leurs dessins d’oizo, girafe, fleur et maison-soleil pour les habiller de laine et en faire ses premières petites pièces murales crochetées.

Conceptrice et coréalisatrice en tapisserie et mosaïque, Jeanne apprécie ce travail de création engageant les mains et libérant l’esprit : De 1970 à 1993, accompagnée de fidèles assistants, elle crée une pléiade de tapisseries haute-laine que l’on peut classer en 2 genres.

Le premier genre adopte les couleurs primaires, tons nuancés et formes variées. Elle prépare ses esquisses et cartons avec précision, à l’aide de papiers de soie de couleurs. Elle les plie, les déchire ou les coupe, en fait des assemblages parfois complexes, abstraits, et les colle pour la composition finale. Ces jeux de couleurs sont inspirés du prisme magique constitué par la réfraction du soleil sur la poignée de porte de verre taillé du vestibule de la maison paternelle, raconte-t-elle. Ce sont quatre ans de pur émerveillement et plaisir que lui procure cette inspiration à laquelle elle donne les titres de: SPLENDEURS DU MATIN, MÉTAMORPHOSE, ÉQUINOXE, MODULATIONS 1 et 2, SIGNE D’AIR, SIGNE D’EAU, AUBE, CLAIRIÈRE.

Le second genre s’inspire des couleurs de la nature : tapisseries plutôt figuratives, reliefs et textures contrastées faites surtout de fibres naturelles provenant des moutons du Québec et de l’Uruguay; ce sont: AU CREUX DE MON ARBRE, JARDIN D’ÉTÉ, LA FLAMME, BAIE SAINT-PAUL, LE SILENCE, FRÉMISSANTES FEUILLAISONS et BOURDONNANTES ODEURS, JUIN, FYORDS DU SAGUENAY.

S’ajoute, en 2001, l’expérience nouvelle de la gravure et des estampes : AMOUR, PREMIER REGARD, ÉLOÏSE, CHRYSANTHÈMES, PAIX ET JOIE, PAULA, IL ENFLAMME LES MONTAGNES, SAPINAGES.

Jeanne explore aussi le monotype, la calligraphie et les reliefs, ceux-ci parfois rehaussés de couleurs et de matériaux insolites, coquillages, brindilles sèches et ficelles. Ils représentent la nature, des personnages et des animaux : LE SAULE EN PLEURS, FICELLES ET COQUILLAGES, AMOUR
Chaque exposition représente un petit univers, un moment de communication intense avec le public.

o 2008, Musée des maîtres et artisans du Québec, ville St-Laurent, exposition solo de 40 tapisseries, peintures, mosaïques, gravures et artisanat d’art,: 21 juin au 7 septembre.
o 2001, Maison de la Culture Ahuntsic-Cartierville, Montréal, expo solo de quelques tapisseries, gravures et tableaux récents.
o 1998, Maison de la Culture Rosemont-Petite-Patrie, Montréal, solo rétrospective d’un vaste ensemble de 62 de ses travaux.
o 1994, Galerie Patrick Gaultier, Quimper, Bretagne, France, expo de 7 artistes en art visuel représentent le Québec au Festival annuel de Cornouaille. 16 tableaux de Jeanne sont présentés.
o 1993, Galerie LES TROIS C du Centre culturel et communautaire de Ville Lasalle: ‘expo concours  » 2 x 2  » mètres », oeuvres textiles de grand format, groupe de 12 exposants. Une tapisserie de Jeanne « Jardin d’été » est présentée.
o 1985, Via Design, exposition de groupe au Palais des Congrès de Montréal, Québec.
o 1980, Consulats canadiens de New York et Boston ; É.U. Groupe
o 1977, Musée du Québec, exposition de tapisseries, Québec, groupe.
o 1975, Centre des Arts Orford, Estrie, Québec, Duo avec Louis Auclair.
o 1974, Place des Arts, Foyer Wilfrid Pelletier, Montréal, Québec, 8 exposants.
o 1960 -1987, Salon des Métiers d’Art du Québec à Montréal, Québec, 20 expositions de groupe.

Vous trouverez aussi sur ce site :
SON PARCOURS, formation, implications, réalisations, bibliographie
SON OEUVRE : plus de 140 tableaux, dessins, gravures, sculptures, mosaïques et tapisseries
LES ÉCRITS, témoignages, opinions des critiques et medias et un poème inspiré d’un tableau.
LES COMMENTAIRES des visiteurs, les vôtres…
Comment se procurer les oeuvres de Jeanne Auclair ? Les oeuvres acquises par les gens d’ici ou envolées par le vaste monde sont identifiées, sous chaque photo, par les mots collection privée ou par disponible selon le cas.

Jardin d’été, 1992, haute-laine, 2 x 2 mètres,

Sa lignée généalogique ?

Jeanne Courtemanche, artiste -peintre

9ième génération
Jeanne Courtemanche 25 août 1956 Louis Auclair
paroisse Saint-Nicolas d’Ahuntsic, Montréal, QC.

8ième génération
Wilfrid Courtemanche 15 septembre 1908 Élosia Choinière
paroisse Sainte-Famille de Granby, QC.

7ième génération
Alfred Courtemanche 24 avril 1872 Virginie Gervais
paroisse Notre-Dame-des-Anges de Stanbridge, QC.

6ième génération
Jérémie Courtemanche 6 février 1826 Marie Bouchard
paroisse Saint-Athanase d’Iberville, QC.

5ième génération
Joseph Courtemanche 19 octobre 1801M-Jeanne Benjamin dit St-Aubin
paroisse Saint-Joseph de Chambly, QC.

4ième génération
Amable-Antoine Courtemanche 3 août 1767 Marie-Anne Reguindeau dit Joachim
paroisse Saint-Antoine-de-Padoue à Saint-Antoine-sur-Richelieu, QC.

3ième génération
Barthélemy Courtemanche 6 février 1741 Marie-Josephte Maillet / Maillé
paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies, Montréal, QC.

2ième génération
Antoine Courtemanche 8 novembre 1688 Marguerite Vaudry
paroisse Notre-Dame de Montréal, QC.

1ière génération
Antoine Courtemanche dit Jolicoeur 26 avril 1663 Élisabeth Haguin
paroisse Notre-Dame de Montréal, QC.

de France
Pierre Courtemanche vers 1639 Marie Houde
Bannes, Mans, Maine, France

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Gerry Boulet, Chanteur

Naissance de Joseph Gaétan Robert Gérald Boulet le 1 mars 1946 à l’hôpital de Saint-Jean sur Richelieu. Il passa son enfance au 228 de la rue Cousin, une petite rue du quartier ouvrier, à Saint-Jean d’Iberville au sud-est de Montréal. Gerry est le deuxième enfant d’une famille de 3. Son père était camionneur et sa mère gardait des pensionnaires à la maison pour joindre les 2 bouts. Gerry senti ver l’âge de dix ans, l’amour de la musique, quant sa mère lui fait prendre des cours. Le frère de sa mère, alors directeur de la fanfare de Saint-Jean d’Iberville, s’occupe des détails. A l’époque, Gerry n’avait pu choisir l’instrument qui lui plairait le plus. On décide pour lui : ce sera la trompette. De dix à seize ans, il apprend la trompette. Quand il se fait renvoyer du collège, un peu plus tard, il se retrouve dans un groupe de musiciens les Doubles Tones. Maintenant il sait ce qu’il veut faire : de la musique.

Le 24 juin 1968, il épouse à Victoriaville Denise Croteau, fille de Raymond Croteau et de Rachel Marcotte. En deuxième noces, il épousa à Montréal le 28 mai 1990, Françoise Faraldo.

En 1969, le groupe de Gerry s’appelle LES GANTS BLANCS. On décide de changé le nom du groupe pour OFFENBACH SOAP OPÉRA. Les musiciens sont alors Gerry (voix, clavier, saxophone), Denis, son frère (batterie), Johnny Gravel (guitare) et Michel Lamothe à la basse.

En juin 1971, paraît l’album OFFENBACH SOAP OPÉRA qui contient les succès Càline de blues et Faut que j’me pousse. En novembre de cette année-là, OFFENBACH joue une messe des morts à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal rempli à pleine capacité et sans aucun accrochage malgré un public de rocker.

Après le succès de l’Oratoire, le groupe fait une longue tournée du Québec. A l’été 1973 OFFENBACH travaille sur la musique du film Bulldozer de Pierre Harel. Le cinéaste français Claude Faraldo leur offre d’effectuer une tournée européenne qui deviendrait le sujet d’un film. Le groupe s’installe donc en banlieue de Paris à l’automne 1973 et, pendant six mois, ils se font filmer dans leur quotidien par une équipe qui les suit partout. Le film Tabarnac qui en résulte connaît un succès mitigé en France et ne sera jamais distribué au Québec.

Lorsqu’ OFFENBACH revient au Québec au printemps 1975, ils effectuent une tournée avec Aut’chose et fait salle comble à la Place de Arts de Montréal. En 1976 paraît l’album Never Too Tender, un premier album en anglais qui sera un échec mais qui leurs permettront de faire la tournée des clubs en Ontario.

Le public accueille cependant avec enthousiasme en 1977 un nouvel album éponyme contenant les chansons La voix que j’ai, Chu un rocker et le blues me guette. Survient ensuite l’éclatement du groupe: Michel Lamothe et Roger Berval vont rejoindre Pierre Harel qui est entrain de former Corbeau. Le batteur Pierre Lavoie, le bassiste Norman Kerr et le guitariste Jean Miller joignent alors OFFENBACH. Mais Millaire décide plus tard d’aller rejoindre Corbeau, tandis que Kerr, lui, ne veut pas faire de tournée. Breen LeBoeuf et Doug McCaskill prennent la relève, ce dernier étant bientôt remplacé par John McGale. OFFENBACH repart en tournée, au Québec et en Ontario, puis lance l’album Traversion (1978). Le 3 avril, Offenbach devient le premier groupe québécois à ce produire au Forum de Montréal. Le premier novembre 1985, le groupe OFFENBACH donne son spectacle d’adieu devant une foule en délire au Forum de Montréal.

Sortie de l’album Rendez-vous doux. Gerry donne une série de spectacles et d’apparitions à la télévision. C’est d’ailleurs à ce moment qu’on apprend que Gerry est atteint d’un cancer de l’intestin. Gerry gagne 3 Félix au Gala de l’ADISQ pour émission télé de l’année, microsillon de l’année et spectacle rock de l’année. Gerry Boulet est décédé le 18 juillet 1990, à l’âge de 44 ans

Discographie de Gerry Boulet Postum
Presque 40 ans de blues (1984) Gerry (1991)
Rendez-vous doux (1988) Jezabel (1994)
Gerry Boulet en rappel (1996)

Lignée de Gérard « Gerry » Boulet, 9ième génération

8ième génération canadienne

Georges Boulet Charlotte Provost
15 avril 1939 Cowansville, QC.

7ième génération canadienne

Frédéric-Louis Boulet Délia Champagne
22 octobre 1912 Sweetsburg, QC.

6ième génération canadienne

Joseph Boulet Sophie Courtemanche
28 octobre 1868 Dunham, QC.

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Suite Famille Boulet Suite famille Courtemanche

6ième génération canadienne

Joseph Boulet Sophie Courtemanche
28 octobre 1868 Dunham, QC.

5ième génération canadienne

Pierre Boulet & Julie Chartier Olivier Courtemanche & Marie-Anne Lapalme
23 février 1846 Stanbridge, QC. 11 juillet 1836 Saint-Césaire, QC.

4ième génération canadienne

Joseph Boulet & Marie Brissette Jean-Baptiste Courtemanche & Angélique Giard
7 novembre 1808 St-Hyacinthe 31 juillet 1780 Contrecoeur, QC.

3ième génération canadienne

Alexis Boulet & Marie-Agnès Roch ** Barthélemy Courtemanche & Marie-Josephte Maillet
27 novembre 1786 St-Hyacinthe 6 février 1741 Rivière-des-Prairies, Montréal.

2ième génération canadienne

Alexis Boulet & Geneviève Samson *Antoine Courtemanche & Marguerite Vaudry
20 janvier 1744 Lévis, QC. 8 novembre 1688 Notre-Dame de Montréal

1ière génération canadienne

Paul Boulet & Françoise Pasquier*** *Antoine Courtemanche dit Jolicoeur & Élisabeth Haquin
25 avril 1695 Québec, QC. 26 avril 1663 Notre-Dame de Montréal

Génération de France

Robert Boulé & Françoise Garnier *Pierre Courtemanche & Marie Houde
Vers 1639 en France

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Me Marie Courtemanche, notaire
Établie à Gatineau depuis plus de 55 ans, l’étude que vous fréquentez est actuellement sous la gouverne de Me Marie Courtemanche depuis au-delà de 20 ans.

Lucie Courtemanche
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Ma passion pour l’immobilier et la région dans laquelle j’oeuvre vous seront très profitable. C’est avec plaisir que je vous accompagnerai dans votre nouveau projet. Mes connaissances et mes expériences professionnelles faciliteront votre transaction.

Peter Courtemanche is a Vancouver based contemporary electronic media artist and curator. He works primarily in the realm of sound, radio-art, and interactive installation work. As a curator and technician at the Western Front he has worked with many established and emerging artists in the production and installation of video, audio, and computer/electronic based art.

Claire Courtemanche, 54 ans, membre du Barreau du Québec ; Étude à l’Université Laval, License en droit 1972. Régisseure depuis 1982, avocate en pratique privée 1973-1982, Expérience en Régie du Logement

Henri Courtemanche, Avocat et homme politique, il devient député fédéral de Labelle en 1949 et secrétaire d’état dans le cabinet de John Diefenbaker. Il démissionne pour siéger au sénat. Mais il remet sa démission peu de temps après.

Le fonds comprend pour l’instant que le macaron du jubilé d’argent sacerdotal de l’abbé Ernest Léonard mais d’autres versements sont attendus.

Qui sont Les Courtemanche?
Les Courtemanche, c’est une famille québécoise tellement passionnée par les t-shirts qu’elle a mis sur pied une boutique en ligne. En proposant des t-shirts sur lesquels sont sérigraphies des illustrations et concepts d’artistes québécois, Les Courtemanche offrent des t-shirts à tirage limité, que bien peu d’autres personnes posséderont et qui vous permettront ainsi de vous transformer instantanément en icône de la mode ou en parent cool !

Tiré de : http://www.lescourtemanche.com/infos

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Service traiteur
Chaque occasion sa touche personnalisée… pour que vous et vos invités en gardiez un agréable souvenir, qu’elle ait lieu en petit comité ou qu’elle réunisse plusieurs centaines de personnes, qu’il s’agisse d’une fête en forêt, d’un banquet de mariage ou d’un Event VIP. http://www.maisoncourtemanche.com/fr/index.php

…imaginer, surprendre, oser

La Maison Courtemanche est fière de vous présenter son menu traiteur. Laissez vous surprendre par la diversité et la fraîcheur de nos assiettes et laissez-vous séduire par nos différents services adaptés à vos besoins.

Notre équipe est composée de chefs cuisiniers et de conseillers passionnés de l’alimentation qui ont a coeur de vous faire partager leurs découvertes. Toujours à l’affût des tendances et nouvelles saveurs, vous trouverez parmi nos menus tout ce qu’il faut pour vous satisfaire.

Nous oeuvrons dans le domaine de l’alimentation depuis plus de 50 ans. Nous attachons une importance particulière à la qualité de nos produits et de nos services, contribuant ainsi à la réussite de réceptions intimes ou de grande envergure.

À la Maison Courtemanche, nous partageons le même désir, recevoir vos invités en vous offrant un service à la hauteur de vos attentes.

Bon Appétit !

Toute l’équipe de la Maison Courtemanche

Fier partenaire de La Maison Courtemanche

Membre du Groupement des chefs d’entreprise du Québec

Les nouvelles

Découvrez notre menu de la Saint-Valentin 2010 !

© 2008 Maison Courtemanche
374, rue du Palais St-Jérôme (Québec) J7Z 1Y1
Téléphone : 450 438.8548 Télécopieur : 450 432.1475

Gaston et Roger Courtemanche, fondateur de cette maison, de la lignée de Barthélémy Courtemanche
Gil Courtemanche est journaliste et écrivain. Son premier roman, Un dimanche à la piscine à Kigali raconte le génocide qui a été perpétré au Rwanda en 1994 a été adapté au cinéma par Robert Favreau. Il a obtenu le Prix des Libraires du Québec en 2001. Un dimanche à Kigali est sorti en salle en avril 2006.

Gil Courtemanche a été correspondant à l’étranger, notamment en Afrique, pour la télévision de Radio-Canada. Depuis ses débuts en journalisme, en 1963, il s’est intéressé particulièrement à la politique internationale et au tiers-monde.

Gil Courtemanche est journaliste depuis 1962. Il a d’abord collaboré à plusieurs émissions à la radio et la télévision de Radio-Canada dont Le 60, Métro Magazine et Présent National. Toujours à Radio-Canada, il a ensuite créé l’émission L’Événement dont il a également été l’animateur (entre 1978 et 1980). Il était au même moment éditorialiste à la station CBOT d’Ottawa (réseau anglais). Il était aussi alors animateur et scripteur de l’émission Enjeux. En 1978, il animait Contact le premier magazine d’affaires publiques pour Télé-Québec. Gil Courtemanche a été animateur, analyste et correspondant pour les émissions Télémag, Première Page, Le Point, à Radio-Canada de 1980 à 1986.

Il a participé à la fondation du quotidien Le Jour et a été journaliste pour La Presse. Il est un collaborateur de diverses publications depuis 1986 comme Alternatives, Le Libraire et tient une chronique dans Le Devoir.
Pendant 8 ans, il a tenu une chronique dans Le Soleil et Le Devoir sur la politique internationale. Plusieurs des textes publiés dans ces chroniques sont regroupés dans Chroniques internationales.

Gil Courtemanche s’est aussi intéressé à la réalisation de documentaires. Il a notamment participé à la réalisation d’une série de témoignages intitulé Soleil dans la nuit produit pour TV5MONDE et TV5 Québec Canada, à l’occasion du premier anniversaire du génocide au Rwanda. Il a aussi réalisé et scénarisé un documentaire sur le sida au Rwanda L’Église du sida (The Gospel of AIDS). Gil Courtemanche a également produit et réalisé divers documentaires et messages publicitaires sur le tiers monde pour les organismes «Le Cardinal Léger et ses oeuvres» et OXFAM-Québec (la lèpre en Haïti, la problématique de l’eau, le développement agricole aux Philippines, le programme de formation d’enfants handicapés en Thaïlande, etc.). Puis, en 1985, sur une musique du compositeur Jean Robitaille, il a écrit les paroles de la chanson « Les Yeux de la faim » pour la Fondation Québec-Afrique.

Ces dernières années, il a tenu une chronique dans les quotidiens Le Soleil (Québec) et Le Droit. Il est maintenant chroniqueur au quotidien Le Devoir.

Bibliographie
Douces Colères, 1989; Trente artistes dans un train, 1989; Chroniques internationales, 1991; Québec, Éditions Hermé, 1998; Nouvelles Douces Colères, 1999; Un dimanche à la piscine à Kigali, 2000; La Seconde Révolution tranquille – Démocratiser la démocratie, 2003. Une belle mort, 2005. Le monde, le lézard et moi, 2009. Je ne veux pas mourir seul, 2010 & Un lézard au Congo, 2010.

Honneurs
Prix des libraires du Québec (2001), Un dimanche à la piscine à Kigali

Sa lignée : Le lien avec nos familles est Antoine Courtemanche, frère de notre ancêtre Jacques.
Ce qui donne : Antoine, dit Jolicoeur (Élisabeth Haguin), Antoine II (Marguerite Vaudry), Antoine III (Catherine Lacoste dit Languedoc), Joseph (Cécile Vandandaigue dit Gadbois), Jean-Marie (Élisabeth Robert), Olivier (Rosalie Martimbault), Olivier (Julienne Brouillet), Arthur (Albertine Drolet), Aimé-Arthur (Rachel Bégin) & Gil (Nicole Bisaillon & France Langlois).

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Michel Courtemanche, né le 11 décembre 1964 à Laval, Québec.
Profession : réalisateur, acteur, producteur, concepteur, directeur artistique,
metteur en scène, directeur d’écriture et surtout humoriste.

En 1989, Michel Courtemanche, alors âgé de 24 ans, présente à Montréal un premier spectacle très remarqué intitulé « Un nouveau comique est né ! ». Ce spectacle qui sera présenté plus de 500 fois marquera le début en trombe de la carrière de l’humoriste. Tous les spectacles suivants seront de francs succès au Québec et en France. Ainsi, en septembre 1993, Courtemanche entreprend une tournée à travers l’Europe francophone (France, Suisse, Belgique). En tout, plus de 200 000 personnes applaudiront « Les nouvelles aventures de Courtemanche » en Europe. À ce jour, il est le seul humoriste québécois à avoir réussi pareil exploit.

À l’été 1996, Courtemanche se lance un nouveau défi et anime avec brio l’un des Galas Just for Laughs devant toute l’industrie de l’humour américaine. En 1997, Michel Courtemanche anime la série télévisée hebdomadaire Juste pour rire.

Le 17 juillet 1997, Courtemanche subit l’échec le plus cuisant de sa carrière. Il interrompt une représentation au Vieux-Port de Montréal après seulement 40 minutes, plaidant une crise de panique au beau milieu d’un spectacle qui tourne mal. « Je vous demande juste de comprendre. Tant qu’à faire de la merde pendant une autre heure… », plaidera-t-il avant de suggérer au public de se faire rembourser. Quatre jours plus tard, il remontera sur les planches et donnera une performance appréciée du public et des critiques. En septembre, le comédien anime la série télévisée hebdomadaire Juste pour rire, qui présente les meilleurs moments des spectacles enregistrés au festival du même nom

En 2000, on a pu retrouver Michel Courtemanche à la télévision, dans « Les aventures secrètes de Jules Verne », une série hebdomadaire diffusée à la télévision anglophone de Radio-Canada. Produite à Montréal, au coût de 48 millions de dollars canadiens, la série de 22 épisodes a permis de découvrir Jules Verne et plusieurs personnages de ses romans les plus célèbres. Michel Courtemanche tenait le rôle de Passepartout, un valet toujours à la recherche d’une nouvelle invention pouvant faciliter sa vie et ce, même quand c’est aux dépens de son maître…

En 2002, on le retrouve sur grand écran, d’abord dans Nuit de noces d’Émile Gaudreault, puis dans Karmina 2 de Gabriel Pelletier.

Maintenant à la tête de Encore Télévision, Michel Courtemanche est à la fois réalisateur, concepteur, directeur artistique, metteur en scène et directeur d’écriture. On lui doit l’adaptation québécoise de l’émission Caméra café, que l’on peut voir tous les mardis à 21h00 au réseau TVA. Caméra Café attire plus d’un million de téléspectateurs chaque semaine.

Michel Courtemanche travaille actuellement à l’élaboration de nouveaux concepts d’émissions et à une 4e saison de Caméra Café.

Sa lignée : Le lien avec nos familles est Barthélemy Courtemanche, frère de notre ancêtre Jacques.
Ce qui donne : Antoine, dit Jolicoeur (Élisabeth Haguin), Antoine II (Marguerite Vaudry), Barthélemy (Marie-Josephte Maillet / Maillé), Antoine (Françoise Coiteux), Joseph-Amable (Angélique Daviault), Isidore (Sophie Bluteau), Arthur (Marie Gosselin), Arthur (Renée Caza), Serge (Pierrette Joly) & Michel Courtemanche

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Nous nous limiterons de la 1ière à la 3e génération, d’où tout à commencé pour nous tous

Jacques Courtemanche épousa Marie-Anne Migeon / Lagauchetière
le 21 janvier 1725, paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies, Montréal, QC. (10 enfants)
un contrat de mariage devant le notaire Michel Lepailleur de la Ferté le 21 janvier 1725
né et baptisé le 12 décembre 1685 à Pointe-aux-Trembles, Montréal, (Hochelaga), QC.
décédé le 20 avril 1781 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, âgé de 85 ans 4 mois 8 jours
sépulture le 21 avril 1781 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, (Verchères), QC.
Cultivateur de Rivière-des-Prairies et de Saint-Antoine-sur-Richelieu

Liste de leurs enfants connus :
1. Marie-Anne Courtemanche, épousa André Vandandaigue dit Gadbois
2. Jacques Courtemanche, épousa marie-Amable Godu
3. Marie-Louise Angélique Courtemanche, épousa Olivier Durocher
4. Joseph Courtemanche, célibataire, mort au combat en 1658 à Carillon, N-Y.
5. Denis Louis Courtemanche, épousa Marie-Josephte Allard & Élisabeth Brault
6. Louis-François Courtemanche, épousa Marguerite Durocher & Charlotte Bouvier
7. Jean-Marie Courtemanche, épousa Marguerite Tétreault & Thérèse Geneviève Robillard
8. Jean-Baptiste Courtemanche, épousa Madeleine Bousquet & Françoise Lamoureux
9. Pierre-Marie Courtemanche, célibataire, 5 ans.
10. Jean-Baptiste-Marie Courtemanche, -

- 21 janvier 1725, Michel Lepailleur de la Ferté, notaire
Convention de mariage entre Jacques Courtemanche, fils d’Antoine Courtemanche et Marguerite Vaudry, et Marie-Anne Migeon de Bransac, fille de Daniel Migeon de la Gauchetière et Marie Le Guay.

- 11 février 1725, Michel Lepailleur de la Ferté, notaire
Dépôt de l’acte de mariage entre Jacques Courtemanche, fils d’Antoine Courtemanche et Marguerite Vaudry, et Marie-Anne Migeon de Bransac, fille de Daniel Migeon de la Gauchetière et Marie Le Guay.

Antoine Courtemanche épousa Marguerite Vaudry
le 8 novembre 1688 en la paroisse Notre-Dame de Montréal, QC. (15 enfants)
un contrat de mariage devant le notaire Claude Maugue le 7 novembre 1688
né le 22 mai 1668 à Montréal, QC.
baptisé le 24 mai 1668 à Montréal, QC.
décédé le 8 septembre 1739 à Rivière-des-Prairies, âgé de 71 ans 3 mois 17 jours
Maître-Tonnelier et Cultivateur

Liste de leurs enfants connus :
1. Marie Courtemanche, épousa Jean-Joseph Chartier dit Charetier
2. Antoine-Nicolas Courtemanche, célibataire. 2 mois.
3. Marguerite Courtemanche, célibataire, 5 mois.
4. Jacques Courtemanche, Marie-Anne Migeon de Bransac dit Lagauchetière
5. Antoine Courtemanche, célibataire, 2 jours
6. Suzanne Courtemanche, célibataire, 5 jours.
7. Élisabeth Courtemanche, épousa Michel Maguet dit Maillet
8. Marguerite Courtemanche, célibataire, 10 jours.
9. Jean Courtemanche, célibataire, 61 ans
10. Pierre Courtemanche, épousa Marie-Anne Fissiau dit Laramée
11. Barthélemy Courtemanche, -
12. Antoine Courtemanche, épousa Catherine Lacoste dit Languedoc
13. Jean-Baptiste Courtemanche, épousa Marie-Agnès Martin dit Versailles
14. Marie-Madeleine Courtemanche, -
15. Barthélemy Courtemanche, épousa Marie-Josephte Maillet / Maillé

Antoine Courtemanche dit Jolicoeur loue un logis sur la rue Notre-Dame à Montréal à Anne-Geneviève Lemire (Laurent Tessier) le 20 mai 1694 par devant le notaire Claude Maugue.

Antoine Courtemanche dit Jolicoeur épousa Élisabeth Haguin
le 26 avril 1663 en la paroisse Notre-Dame de Montréal, QC. (4 enfants)
un contrat de mariage devant le notaire Bénigne Basset le 10 avril 1663
né le 1 août 1640 à Bannes – Dissay-sur-Courcillon, Sarthe, Maine, France.
décédé en juin 1671 à l’hôpital Hôtel-Dieu de Montréal, QC. à l’âge de 30 ans 10 mois.
sépulture le 16 juin 1671 à Montréal, QC.
Domestique chez Lambert Closse, Défricheur et Cultivateur à Rivière-des-Prairies, Montréal.

- une première fille, Anne Courtemanche (Laurent Archambault) sera aussi un lien
avec les familles Galarneau / Beaudry vers Desmarais ? 866 – 938
- une seconde fille, Madeleine Courtemanche (Jean Roy / Le Roy) sera un lien avec
les familles Grenier / Hotte vers Pepin ? 632 – 803

Liste de leurs enfants connus :
1. Madeleine Courtemanche, épousa Jean Roy / Leroy
2. Anne Courtemanche, épousa Laurent Archambault
3. Antoine Courtemanche, épousa Marguerite Vaudry
4. Élisabeth Courtemanche, célibataire, religieuse.

Antoine est venu avec la Recrue de 1659 à bord du vaisseau Le Saint-André. Il est en Amérique du Nord, l’ancêtre de tous les Courtemanche / Shortsleeve / Shortslef, Coutermarsh, Court, Short et dérivés du patronyme.

Pierre Courtemanche épousa Marie Houde / Houdé / Houder*
possiblement vers 1639 du Maine, France. (8 enfants)
né en 1614 à Bannes, Mans, Maine, France
décédé en France

* Elle est née en 1618 en France
* Elle est décédée en France

Liste de leurs enfants connus :
1. Antoine Courtemanche dit Jolicoeur, épousa Élisabeth Haguin : vint en Nouvelle-France
2. Urbain Courtemanche, ne vint pas en Nouvelle-France
3. Marie Courtemanche, épousa Louis Jusseanne, ne vint pas en Nouvelle-France
4. Jacques Courtemanche, ne vint pas en Nouvelle-France
5. Jeanne Courtemanche, ne vint pas en Nouvelle-France
6. Martin Courtemanche, ne vint pas en Nouvelle-France
7. Jean Courtemanche, ne vint pas en Nouvelle-France
8. Michel Courtemanche, ne vint pas en Nouvelle-France

Tiré de : Généalogie tome 3, Portraits de familles pionnières, de Robert Prévost en pages 69-74
Tiré de : Familles Courtemanche. Leurs parents et amis Tome 1 an 2000 par Richard Courtemanche

Ancêtre de Louis-Joseph Papineau

Ancêtre de Sir Louis-Hippolyte Lafontaine

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Courtemanche, des Maîtres Potiers de Saint-Denis

L’établissement de potiers en cette partie du pays remonte déjà à plus de 70 ans, alors que les frères Jean-Marie & Louis Courtemanche commençaient à y pratiquer leur art. Ils y furent suivis par le sieur Paul Bélanger qui laissait les fourneaux de la ville de Québec, considérés jusqu’à lors comme les plus productifs. Ces gens ont formé dans le village plusieurs générations de gens du métier auxquels sont venus se joindre les sieurs Maillet, Besse et Lambert, Simon Thibodeau, Joubert, Phaneuf, Frappier & Guertin.

Plusieurs étapes sont, nécessaires à la fabrication de poteries : l’extraction de la matière d’abord, en l’occurrence de l’argile bleue-grise se retrouvant sur les berges de la rivière Richelieu.

Voici ce que nous livre l’abbé Israël Courtemanche :  » Ayant vécu avec mon grand-père Jean-Baptiste Courtemanche (1774-1866), qui lui-même a vécu avec son grand-père Jacques Courtemanche, de Saint-Antoine-sur-Richelieu (1695-1781), j’ai dans la tête une foule de souvenirs de famille, puisque j’ai connu 5 générations, deux avant moi et deux qui me suivent. J’ai cru devoir confier ces souvenirs au papier, pour les passer à ma nombreuse famille, qui les transmettra à mes neveux et arrières-petits-neveux. C’est l’héritage le plus durable que je puisse leur léguer. »

Puis, parlant de son arrière-grand-père il dit:  » Cette bataille se livra le 20 avril 1760, et dès le lendemain fut commencé le siège de Québec auquel assista Louis-François Courtemanche, alors âgé de 18 ans, et il y eut un de ses frères tué au feu de Québec, son nom était Joseph. Mais les Canadiens ne recevant pas les secours qu’ils attendaient de France, le 15 de mai, se trouvant enveloppés par la flotte anglaise et manquant de vivres, ils furent obligés, pour ne pas mourir de faim, de tuer leurs chevaux et d’en manger la chair. Ce que fit Louis-François comme ses frères et les autres. N’ayant de vivres que pour quinze jours, Lévis dut donc poser les armes et la capitulation fut signée le 8 septembre 1760. Lorsque le père Louis-François, parvenu à l’âge de 80 ans, racontait cela à ses enfants dont Jean-Baptiste-Marie, le sang bouillonnait encore dans ses veines et il tremblait de colère au souvenir de trahison de notre Mère-Patrie; car il appelait cela une trahison, la cession du Canada à l’Angleterre par la France qui aurait pu nous défendre contre l’envahissement de l’Anglais.

Les Hommes Forts

Il y a eu bien sur des exploits d’hommes forts chez les Courtemanche parmis l’un des fils de Jacques, soit Louis-François (4ième génération) et ses descendants. Chacun d’eux était doué d’une force herculéenne et était respecté dans son milieu. Jean Côté dans sa biographie sur Jos Montferrand (1802-1864) a même cru bon en glisser un mot sur leur renommée dans son oeuvre. Aussi, quelques forts belles réalisations reliées à l’ébénisterie… Mais nous nous attarderons seulement sur les 3 premières générations.

Parlant de Louis-François Courtemanche : Les exploits de Louis-François Courtemanche.

Louis-François était doué d’une force prodigieuse et était respecté dans son milieu; il a été, durant le cours de sa longue existence, le héros de plusieurs exploits dont s’enorgueilliraient, avec raison, nombre d’hercules d’aujourd’hui.

Il avait trente-neuf ans, lorsque se construisit l’église de Saint-Antoine-sur-Richelieu, et quand fut posée ce qu’on appelle l’aiguille du clocher, le conducteur des travaux s’aperçut que les ouvriers l’avaient mal placée. Il entra alors en colère et se mit à jurer contre eux, disant avec un peu d’exagération sans doute, qu’il fallait au moins dix hommes pour corriger cela. Louis-François Courtemanche, alors marguillier en chef , et déjà père de neuf enfants le pria de se calmer et l’assura qu’il allait arranger cela sur l’heure. Il monta seul dans le clocher et remit la pièce de bois à sa place. Mais l’effort musculaire qu’il avait déployé avait été si grand, qu’aussitôt descendu, il se trouva faible et perdit connaissance. Lorsqu’il fut revenu à lui, sentant une douleur à l’épaule droite, il ouvrit sa chemise et l’on remarqua que la peau était coupée et ensanglantée.

Aussi, il paraît qu’il avait du nerf le père Louis-François. Son fils Jean-Baptiste racontait qu’un jour, son père Louis-François voulait aller au bois chercher des soles ou si vous préférez, des troncs d’arbres pour en faire des solives. Il requit les services d’un dénommé Lagimonière qui passait pour l’un des hommes les plus forts dans la paroisse de Saint-Antoine. Comme il y avait, cette année-là, bien épais de neige, et qu’il était impossible de pénétrer dans la forêt avec les chevaux, ils prirent le parti de sortir les soles sur leurs épaules. Le père Courtemanche dit à son compagnon :

 » Tiens toi, t’es pas bien fort, prends le petit bout et moi je vais prendre l’autre « .

Piqué au vif dans son orgueil, Lagimodière se força tellement, qu’il mourut huit jours plus tard, des suites de surmenage qu’il s’était imposé.

Une autre fois qu’il était allé avec son fils Jean-Baptiste chercher une charge de bois en hiver, il leur arriva au retour de verser, ce que le vieux appelait encanter.

 » Arrête, dit-il, on va essayer à ne pas décharger « .

Il prit alors la voiture par le bout des bâtons et la remit sur le chemin. Cet extraordinaire compatriote mourut en 1826, à l’âge de 86 ans.

Même Jean Côté, dans sa biographie sur Jos Montferrand (1802-1864) a même cru bon glisser un mot sur leur renommée dans son oeuvre; son fils Jean-Baptiste (1774-1861) et Narcisse son petit-fils (1823-1895) ont eux aussi hérité de cette force hors de l’ordinaire.

Ben Weider le culturiste de renommée, dans un de ses derniers livres, nous brosse un tableau des hommes forts québécois et a jugé bon inclure les prouesses de Louis-François, Jean-Baptiste & Narcisse Courtemanche.

Jean-Baptiste-Marie Courtemanche hérita en grande partie de la vigueur de son père, et l’auteur que je reproduis en ces lignes, le révérend Joseph Israël Courtemanche, arrière petit-fils de Louis-François, en cite deux exemples remarquables :

 » Durant un hiver, alors qu’il demeurait encore à Saint-Antoine, il lui arriva de briser son van 6  » .

Cet accident fut loin de le déconcerter. Il prit tout simplement la culasse d’un vieux canot, creusé dans le tronc d’un pin, y ajouta des poignées et s’en servit le reste de l’hiver pour vanner son grain. Comme il avait les reins extrêmement forts, il paria une fois qu’il couperait deux arpents de blé, à la faucille, dans sa journée, entre deux soleils, et il gagna sa gageure. Parvenu à l’âge de 80 ans, il aimait répéter qu’il avait bûché malgré tout, 80 cordes de bois dans son année. Le dur labeur auquel il s’était livré durant son existence ne parut jamais l’avoir affecté car il mourut en 1861, âgé de 88 ans.

Puis vint Narcisse Courtemanche, fils de Jean-Baptiste, petit-fils de Louis-François et père de l’abbé Joseph Israël, qui était un homme de six pieds un pouce et demi, pesant 250 livres alors que son épouse est, tout au contraire, frêle et menue. Lui aussi était bien fort, écrit Israël, qui rapporte l’anecdote suivante :

 » Un jour, le père Trichon, du village de Saint-Jude, était venu acheter chez lui un quart de farine, et pendant que Trichon plaçait sa voiture près du hangar pour charger le quart, Narcisse Courtemanche seul, prit le quart de farine et l’embarqua dans la charrette à poches en le passant par dessus les haridelles. Alors le père Trichon lui dit :  » Écoute donc Narcisse, ce n’est pas un quart vide que je suis venu acheter. » « Le petit-fils de Louis-François de répondre :  » Il n’est pas vide non plus, soulevez-le « .  » Trichon monte dans sa voiture et s’apercevant que le quart est plein, ne peut s’empêcher de s’exclamer »  » Mais, t’es bien fort Narcisse. » « Pas absolument  » rétorque ce dernier, « ça ne pèse que 200 livres ».

Ce musculeux compatriote, qui maniait les poids lourds avec une si parfaite aisance, était aussi un homme public à Saint-Jude: il fut conseiller municipal, maire, juge de paix, commissaire d’école et de la petite cour, président des syndics, marguillier; il s’est éteint à l’âge de 72 ans en 1895, chez son fils l’abbé Israël, auteur de ces faits que lui avait raconté son grand-père Louis-François Courtemanche.

6 Van : autrefois utilisé pour vanner, signifiant : espèce de grand panier muni de deux anses, dans lequel on mettait le grain à vanner et qu’un homme secouait là où passait un bon courant d’air : aérer le grain.

Guerre de 1812.

Se sentant lésés dans leurs droits, les Américains nous déclarent la guerre en 1812. Or, à Saint-Denis-sur-Richelieu, on relevait 344 miliciens disposant en tout de 67 fusils. Des 344, 318 étaient en état de marcher. A Saint-Charles-sur-Richelieu, il y avait 131 miliciens ; à Saint-Antoine-sur-Richelieu et Saint-Marc-sur-Richelieu, on en comptait en tout 464. Répartis en quatre compagnies, ils obéissaient à quatre capitaines; Louis Courtemanche (possiblement époux d’Euphrosine Desranleau & Josette Crevier ) qui avait sous sa responsabilité 56 hommes et 13 fusils; aussi, Jean-Baptiste Cadieux qui lui avait 90 hommes mais seulement 10 fusils, Charles Gariépy dirigeait 80 hommes possédant 27 fusils et Joseph Leblanc quant à lui avait 92 miliciens pour 17 fusils; leur major était Louis Bourdages; Jacques Cartier leur lieutenant-colonel, marchand de Saint-Antoine, vétéran de la guerre de 1775. À la tête de la division était le colonel Jean-Baptiste Boucher de la Brière de Montarville demeurant à Boucherville.

La Bataille de Saint-Denis
Saint-Denis-sur-Richelieu ; le baptême de sang de l’insurrection

23 novembre 1837
Débarqué à Sorel le 22 novembre au soir vers dix heures, avec cinq compagnies de fusiliers, un détachement de cavalerie et une pièce de campagne, le colonel Gore apprend que de grandes forces s’apprêtent à lui barrer la route dans le village de Saint-Denis. Il fait déployer immédiatement ses troupes et donne l’ordre d’avancer toute la nuit. Au matin du 23 vers dix heures, il fait froid, le temps est sombre. Une centaine de Patriotes armés de fusils, commandés par le Dr Wolfred Nelson sont retranchés au deuxième étage de la grosse maison en pierre de Mme Saint-Germain, et une trentaine d’autres dans la distillerie du Dr Nelson. Ceux qui n’ont pas d’armes se placent à l’abri des murs de l’église. Ils ont ordre d’attaquer l’ennemi, avec leurs faux et leurs fourches à la première occasion qui se présentera.

Ils ouvrent un feu bien nourri et d’une grande précision. Chaque fois qu’un habit rouge se découvrait, la fusillade éclatait et les Canadiens manquaient rarement leur coup; plusieurs étaient des tireurs d’élites. Le plus habile tireur était le père Joseph Courtemanche, vieux chasseur de profession, vivant depuis des années de son fusil. Juché sur la couverture de la distillerie, il culbutait son Anglais à tout coup. Il n’était pas seul comme franc tireur, David Bourdages et Augustin Laflèche ne lui cédaient en rien, tous deux postés dans des lucarnes avec chacun trois fusils que des aides rechargeaient ; le capitaine Blanchard, un vétéran de 1812 et ancien Voltigeur …de Salaberry, les imitait et se faisait recharger ses fusils. Philippe-Napoléon Pacaud, notaire et patriote, était semble-t-il l’un des meilleurs qui dira plus tard :

 » Je ne sais pas combien j’en ai tué ; mais si je ne tirais pas sans inquiétude, je tirais certainement sans remords … « .

La suite concerne les gens connus, artistes, politiciens, etc. qui ont un lien avec nos familles Courtemanche

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Plusieurs descendants des Courtemanche naquirent à Saint-Antoine-sur-Richelieu dont notre grand-père Elzéar Courtemanche mais, bon, il est de la 8ième génération, donc nous en reparlerons plus tard. Il est évident que la vie n’était pas rose tous les jours en ces temps-là et eux aussi avaient leurs vilains et vilaines; leurs actes répréhensifs se comparent à ceux d’aujourd’hui, seuls les châtiments ont, à tort ou à raison, été altérés avec le temps pour des raisons humanitaires sous le cachet de la  » tolérance  » dont les effets se ressentent actuellement…2003.
En effet, certains immigrants étaient en réalité des gens de France, dont le châtiment pour d’autres crimes et larcins fut la déportation de France à partir du port de La Rochelle. Tous n’étaient pas assassins ou voleurs, mais plusieurs poursuivirent leurs mauvais penchants au Canada. Voilà pourquoi la pendaison sur la place publique, pendaisons de toutes sortes, de même que le fouet et la demande de pardon à Dieu publiquement étaient de rigueur. Cependant, je dois préciser que les quelques cas dont j’ai pris connaissance relevaient de l’ignorance des hommes, du manque de responsabilité dont plusieurs faisaient preuve à l’égard des femmes qu’ils abusaient en leur promettant le mariage; enceintes et désespérées, elles se débarrassaient du petit pour ne pas que la honte rejaillisse sur elle et leur famille, sans parler de la perte de leur emploi…

Joseph, fils de Jacques Courtemanche et de Marie-Anne Migeon; né en 1732; célibataire et cultivateur à Saint-Antoine-sur-Richelieu, (Verchères); lui et ses frères ont participé à la défense de notre pays aux côtés de Montcalm, Bourlamaque et Lévis à Fort Carillon, New York, en 1758 contre les Anglais.

Acte Notarié concernant Joseph Courtemanche:

* Le Parchemin, 10 Février 1753 (Montréal) , Foucher, A. (1746-1800) .
Engagement de Louis Courtemanche et Joseph Courtemanche, garçon voyageur, de la rivière Richelieu, à Pascal Pillet, négociant, de Lachine, et compagnie.
Doc. #: 17530210PA017339

? Courtemanche – En 1758, à l’âge de 26 ans, Joseph Courtemanche trouva la mort au combat à Fort Carillon, aujourd’hui dénommé Fort Ticonderoga, New York, Etats-Unis, sous les ordres du Général et Marquis de Montcalm,. Il a donné sa vie pour sa patrie contre l’anglais envahisseur.

Au printemps de 1758, on décida la campagne de Carillon. Le 15 juin seulement, M. de Bourlamaque y arrivait avec le bataillon de la Reine. M. de Vaudreuil avait, de son côté, conçu le plan de concerter, sur la frontière du lac Champlain, un corps de 5.000 hommes, pour la couvrir de toute attaque surprise, sous les ordres de M. de Lévis : ce corps devait se porter par Oswego et dévaster les habitations anglaises aux alentours de Shenectady. M. de Montcalm ne goûta point ce projet qui divisait ses forces déjà trop faibles en présence des formidables armements de l’ennemi. Malgré tout, il se rendit à Carillon avec ses soldats parmi lesquels nous retrouvons alors les 6 frères Courtemanche entre autre.

Le Général Abercromby, secondé par un jeune et brillant officier, lord Howe, conduisit les troupes d’une armée de plus de 16,000 soldats vers le Nord sur Fort Carillon; parmi les troupes, l’on compte 9,000 miliciens du Massachusetts et Rangers du major Rogers et 6,000 réguliers anglais.

Le 6 juillet, les Anglais traversent le lac George et atteignent les environs de Fort Carillon. Au cours de leur avance, les Anglais se heurtent à un petit détachement français égaré et, durant l’escarmouche qui suit, lord Howe est tué. L’armée anglaise est démoralisée par cette perte; Abercromby perd la tête et ordonne tour à tour marche et contre-marche.

Montcalm qui est à Fort Carillon depuis le 30 juin avec ses troupes régulières, c’est-à-dire les bataillons Berry, La Sarre, Guyenne, Lakeine, Béarn, Languedoc, Royal-Roussillon n’a pas perdu son temps; une fois assuré que les Anglais dirigent leur attaque contre le Fort, il entreprend de le mettre en état de défense. Ce sont les capitaines Pontheroy et Desanchouins qui décident d’établir en avant fort, un camp retranché. Ce dernier est fait d’arbres couchés et disposés en zigzag, dont les branches ont été aiguisées et tournées vers l’extérieur. Cela forme un mur de pointes et pics où, à certains endroits, le lieutenant de Louvicourt du Royal-Artillerie a installé des canons.

Dans la journée du 7 juillet, volontaires français et troupes d’infanterie légères anglaises se tiraillent aux environs du fort, alors que les soldats de Montcalm s’occupent des travaux de défense.

Le 8 juillet 1758 au matin, la bataille s’engage. Dans le camp français, chaque compagnie rejoint son poste. 450 Canadiens dont les six frères Courtemanche, Olivier Durocher, Joseph Émery Codère et soldats des Compagnies franches de la Marine sont disposés dans les bois pour couvrir une partie des défenses qui ne sont pas terminées. Les postes avancés français sont évacués à l’avance des Rangers.
Vers dix-neuf heures, l’armée anglaise ne s’occupe plus que de sa retraite. Ses pertes sont de 1,600 hommes, et à eux seuls les Black-Watch (écossais) ont 314 hommes de morts et 334 blessés. Les Canadiens ont mis aussi hors de combat 335 miliciens américains (Ranger). Les Français, de leur côté, ont eu 180 soldats ou Canadiens de tués dont Joseph Courtemanche le 8 juillet 1759, ou fait prisonniers.

À un contre cinq, Fort Carillon fut brillamment défendu par les forces Françaises sous le commandement du Marquis de Montcalm, se traduisant par une défaite écrasante des forces Britannique conduites par le Général Abercromby. Montcalm envoya courrier sur courrier au gouverneur Vaudreuil.

Les Plaines d’Abraham
1759

Lors du passage d’une émission de télévision intitulée  » La Bataille de l’Amérique » en novembre 2000, nous découvrions qu’un autre Courtemanche avait trouvé la mort à la guerre contre les Anglais mais cette fois-ci, sur les Plaines d’Abraham. Il s’agit en fait de Barthélemy Courtemanche, fils de Barthélemy et Marie-Josephte Maillet, décédé en septembre 1759 et inhumé le 16 septembre 1759 à Neuville, près de Québec; cousin germain des 5 frères dont nous parlions précédemment.
Lors de la construction de l’église de Saint-Denis (1792-1796), les Courtemanche y ont joué un rôle majeur, particulièrement Louis (Marie-Josèphe Allard & Élisabeth Brault), capitaine de milice, en qualité de signataire, mais également en tant que maçon tout comme son fils Louis Charles Courtemanche (Euphrosine Desranleau & Josette Crevier).

Marie Therese Boutin
Il y a 3 ans
Un plaisir de vous lire…je ne suis pas une Courtemanche mais j’ai bien aimé vos écrits ! merci // Marie

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Elle devint religieuse en 1695 pour la Congrégation Notre-Dame de
Montréal, elle avait alors 25 ans; elle portait le nom de Soeur Sainte-Claire. En ces temps-là, Soeur Marie Barbier avait remplacé Marguerite Bourgeoys comme supérieure depuis 2 ans. 1695 fut également l’année de l’incendie de l’Hôtel-Dieu et les bras de la jeune professe furent sans doute utiles car les patients de l’hôpital avaient été transférés à la Congrégation.

A cette époque, il était coutume que les filles de la Congrégation se dispersent deux à deux pour les missions les plus éloignées telles: Sault-Saint-Louis (Kahnawake), Pointe-aux-Trembles, Lachine, etc. puisqu’elles suivaient les mouvements des colons à qui on octroyait des terres à exploiter. Le réseau des petites écoles croissait au rythme de la population et il fallait s’occuper de l’éducation des enfants: les « missionnaires » enseignaient à lire et à écrire. En outre, elles apprenaient aux jeunes filles la pratique des vertus chrétiennes. Ainsi on retrouva soeur Sainte-Claire à l’une de ces missions:

 » Cette religieuse a pris part aux travaux du petit couvent de la Nouvelle Lorette qui a existé au Sault-aux-Récollets de 1696 à 1721 actuellement situé au Nord du boulevard Gouin, à l’Est du pont Papineau-Leblanc. »

On note également que les Sulpiciens, dans le but de franciser les Amérindiens, avaient déplacé de 1721 à 1736, la population du Sault à la seigneurie du Lac des Deux-Montagnes, non loin d’Oka. A ce sujet, M. Faillon écrit:  » Parmi les Soeurs qui exercèrent leur zèle dans la mission des Sauvages des Deux-Montagnes, on distingua surtout la Soeur Daveluy (Courtemanche), dite Sainte-Claire, « . Une chose est certaine, la petite dernière de notre ancêtre trima dur, souvent dans l’inconfort et avec le danger éventuel d’attaques iroquoi-ses car depuis le massacre de Lachine en août 1689, la région de Montréal vécut sous la menace continuelle. Seul le traité de paix de 1701, fin de la guerre avec les Iroquois, qui s’avéra durable, contribua à apaiser la population. Elle fut la 91ième religieuse à décéder dans cette nouvelle communauté. Elle est la tante de Soeur Marie Archambault.

? Courtemanche – A Montréal, ce 8 septembre 1748, 16:00 heures, à l’âge de 78 ans, jour de la nativité, en la paroisse Notre-Dame de Montréal, est décédée Soeur Sainte-Claire, née Élisabeth Courtemanche. Les funérailles eurent lieu le 9 septembre en la Chapelle Enfant-Jésus dans l’église Notre-Dame de Montréal.

Historique
Si l’on fait un bref survol de l’historique de la famille, on remarque qu’à la suite des concessions par les autorités en place afin de développer la région sur les rives du Richelieu, plusieurs jeunes gens avaient saisi cette occasion en or dans le but de venir s’y établir. Dans ce groupe, on relève les noms des quatre frères Archambault, cinq des six frères Courtemanche, les Durocher, Allard, Gadbois (Vandandaigue), Guertin, etc.

Comme les jeunes Courtemanche habitaient Rivière-des-Prairies, et que les routes étaient pratiquement inexistantes à l’époque, les jeunes gens employaient la manière habituelle de l’époque: le canot d’écorce.

L’été, dans leurs canots lourdement chargés, ils se laissaient glisser sur la Rivière-des-Prairies pour atteindre le fleuve Saint-Laurent qu’ils descendaient jusqu’à Sorel pour ensuite remonter le Richelieu. Par contre, en hiver ils venaient sur la glace à Contrecoeur et traversaient la presqu’île de deux lieues de large à travers le bois.

Actes notariés concernant Jacques Courtemanche :

* Le Parchemin, 15 juin 1725, Antoine Pécaudy,
Concession d’une terre de 4 arpents sur 40, à Saint-Antoine de Chambly par le premier seigneur, Antoine Pécaudy, Sieur de Contrecoeur à Jacques Courtemanche.

* Dans le registre de la paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies en 1735, on lit que Jacques Courtemanche et Courtemanche père (Antoine II) sont propriétaires de terrains au cimetière de la paroisse. Il est situé du côté Est de l’église et devant la façade de celle-ci. Il est ceinturé de pieux encore en 1791. Le cimetière fut déménagé sur le coteau, derrière l’église où il est actuellement.

* Le Parchemin, 26 Septembre 1735, Monmerqué dit Dubreuil, C. de (1731-1765) .
(Mtl) Sommation adressée à Jean-Baptiste Jolly, de la Rivière des Prairies, au nom et comme gardien des meubles appartenant à Jacques Courtemanche, de la Rivière des Prairies. Doc #: 17350926PA020940.

* Le Parchemin, 12 juillet 1745, Crevier-Duvernay,
Vente de terre en la seigneurie de Contrecoeur sur le bord de la rivière Chambly au nord par Antoine Courtemanche et Marie-Catherine Lacoste, son épouse de la paroisse de St-Antoine située en la rivière Chambly à Marie-Louise-Angélique, sa nièce, accepté par Jacques Courtemanche (son père).

* Le Parchemin, 26 mars 1755, Crevier-Duvernay, J. (1748-1762) .
Dépôt en partage de terre et d’une continuation au ruisseau de Laplante d’une terre dans le fief Kaskarinette sur le bord de la rivière Richelieu de 5 terres dans le fief de St-Antoine et une terre sur le bord de la rivière Richelieu en la censive de M. de Lapière entre Jacques Courtemanche et Migeon (sa femme) et Jacques Courtemanche, Louis Courtemanche, Joseph Courtemanche, Louise-Angélique Courtemanche (Olivier Durocher éventuellement), Marie-Anne Courtemanche (André Vandandaigue), François Courtemanche et Jean-Baptiste Courtemanche, leurs enfants.

* Le Parchemin, 13 Février 1757 (Mtl) , Crevier-Duvernay, J. (1748-1762) .
Vente de terre située en la seigneurie de St Denis, fief Kaskarinette sur le bord du sud de la rivière de Richelieu; par Claude Forgette dit Dépatie, de la paroisse de St Denis en la rivière Richelieu, à Jacques Courtemanche, de la paroisse St Antoine en la rivière Richelieu.
Doc #: 17570213PA016543.

* Le Parchemin, 27 Novembre 1758 (Mtl) , Deguire, C. (1758-1762).
Contrat de mariage entre Louis Courtemanche, fils de Jacques Courtemanche, habitant et de Marianne Migeon; et Marie-Josèphe Alard, fille de Joseph-Mery Alard et de Marie-Jeanne Guertin.
Doc #: 17581127PA015228.

* Le Parchemin, 18 septembre 1763, Aumasson de Courville,
Ce 18 septembre 1763, Jacques Courtemanche (M.-A. Migeon) complète ses donations et donne 1 arpent de plus à Louis et Jean-Marie qui se partagent ainsi la terre de Joseph, tué à la bataille de Carillon le 8 juillet 1758 a laquelle il a participé avec ses frères.

* Le Parchemin, 31 Mai 1766 (Mtl) , Frichet, L.-S. (1762-1767).
Arrangement entre Françoise Drapeau, veuve de Louis Poulin, de la paroisse de St Antoine sur la rivière de Richelieu, de l’avis et conseil de Michel Gervaise, prêtre curé, de la paroisse de St Antoine, Jacques Courtemanche et Simon Allard, de la paroisse de St Antoine; et Joseph Lavimodiere (majeur) et Félicité Poulin (majeure), son épouse, Joseph-Louis-Marie Poulin (30 ans), Jean-Baptiste Poulin (26 ans), Michel Poulin (25 ans) et Louis Poulin (23 ans), ses enfants.
Doc #: 17660531PA026460.

? Courtemanche – A Saint-Antoine-sur-Richelieu, ce 20 avril 1781, à l’âge de 87 ans, est décédé Jacques Courtemanche époux de Marie-Anne Migeon; les funérailles eurent lieu le 21 avril 1781 à Saint-Antoine-sur-Richelieu et la dépouille repose sous le choeur de l’Église, à titre de 1ier chantre de la paroisse.

Nos ancêtres furent cultivateurs des terres de Rivière-des-Prairies, à tout le moins au début de la colonie; mais qui donc a découvert ce coin de pays ?

C’est Jacques Cartier qui est passé ici le premier en 1535. En 1610, Champlain est venu: c’est la bataille contre les Iroquois. Vers 1642, on s’établit pour de bon ici. On parle alors de poste Saint-Joseph. Ce poste en est un de missionnaires; il s’agit des Jésuites qui veulent convertir les Amérindiens en 1640. Plus tard, comme il y avait beaucoup de paroisses qui portaient ce nom, on a ajouté Rivière-des-Prairies en l’honneur de M. Des Prairies. En 1800, la paroisse s’appelle officiellement Saint-Joseph. L’église construite en 1875, a longtemps été le centre névralgique de Rivière-des-Prairies. Elle fut annexée à Montréal en 1963.

Les terres de Rivière-des-Prairies, compte tenu de la population sans cesse grandissante, ne suffisant plus aux générations futures, les jeunes de la 3ième génération Courtemanche optèrent pour Saint-Antoine-sur-Richelieu, terres que déjà Jacques & Marie-Anne Migeon en avaient commencé l’exploitation avec tous ses frères.

Les colons arrivèrent avant la fondation de la paroisse de Saint-Antoine. Les premiers à s’installer sur le territoire furent quatre frères Archambault, tous âgés de moins de vingt ans : Pierre, Jean, François et Joseph. C’était en 1724. Peu de temps après, en 1725, se sont les fils d’Antoine Courtemanche et Marguerite Vaudry, venus de Rivière-des-Prairies avec ses six garçons et ses 2 filles encore vivants qui, déjà depuis quelques années, défrichaient et labouraient ces riches terres, concessions qu’ils reçurent de François Antoine Pécaudy, Seigneur de Contrecoeur le 15 juin 1725.

En 1739, on fonda la paroisse de Saint-Denis, et Saint-Antoine en faisait parti. Dès 1750, on forma deux entités paroissiales différentes: Saint-Denis et Saint-Antoine, mais avec le même curé, Michel Gervaise. Ce dernier avait offert aux gens de Saint-Denis (les Dionysiens) de demeurer à Saint-Denis s’ils construisaient un presbytère. Ils refusèrent. Les Antoniens s’empressèrent d’en construire un et c’est à Saint-Antoine que le premier curé s’installa.

La construction du presbytère commença le 11 mai et se termina le 27 septembre 1750, sur un terrain appartenant à Joseph et Jean Archambault. Le jour même, bénédiction de la première pierre pour la construction de l’église et le 3 octobre 1750, commençait la construction de celle-ci. Le 27 septembre 1752 signe la fin des travaux, deux ans plus tard, jour pour jour après la bénédiction de la première pierre. Le 12 novembre 1752 est jour de bénédiction de la première cloche: elle s’appellera Michel-Marie en l’honneur de la marraine, Marie-Jeanne Guertin épouse de Joseph-Émery Allard dont l’une de ses filles épousera Louis Courtemanche, fils de Jacques, et du parrain, le curé Michel Gervaise. En septembre 1753, le curé Gervaise demande d’être relevé de sa charge à Saint-Denis. Le 19 septembre 1769, la deuxième cloche est baptisée Joseph-Geneviève, en l’honneur du curé de Contrecoeur, Joseph Martel et de Marie-Geneviève Marchessault, épouse de Benjamin Durocher, la marraine. Le fils de Benjamin Durocher, Jean-Baptiste épousa Françoise Courtemanche, fille de Jean-Marie Courtemanche & Marguerite Tétreault dit Ducharme.

En 1774-1775, l’église s’avère trop petite et demande des réparations importantes.
On décide de l’agrandir et de la réparer avec la permission de Mgr Briand. Mais en fin de compte, c’est une nouvelle église qu’on construira en 1775, qui sera terminée en 1779 et le 11 octobre 1780, bénédiction de la nouvelle église. Malheureusement, affecté par une démence sénile durant les dernières années de sa cure, le curé Gervaise meurt en 1785.

En 1845, la paroisse est érigée civilement sous le nom de Saint-Antoine-de-la-Rivière-Chambly. Durant une centaine d’années, on fera toutes sortes de travaux à l’église: ajouts de bancs, de tableaux, statues, décorations, sculptures, etc.

Annie Courtemanche
Il y a 2 ans
Très intéressant !!!

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
2ième génération canadienne

Élisabeth, fille d’Antoine Courtemanche et d’Élisabeth Haguin ; née en août 1670; baptisée le 13 août 1670 paroisse Notre-Dame de Montréal. Religieuse
Elle devint religieuse en 1695 pour la Congrégation Notre-Dame de
Montréal, elle avait alors 25 ans; elle portait le nom de Soeur Sainte-Claire. En ces temps-là, Soeur Marie Barbier avait remplacé Marguerite Bourgeoys comme supérieure depuis 2 ans. 1695 fut également l’année de l’incendie de l’Hôtel-Dieu et les bras de la jeune professe furent sans doute utiles car les patients de l’hôpital avaient été transférés à la Congrégation.

A cette époque, il était coutume que les filles de la Congrégation se dispersent deux à deux pour les missions les plus éloignées telles: Sault-Saint-Louis (Kahnawake), Pointe-aux-Trembles, Lachine, etc. puisqu’elles suivaient les mouvements des colons à qui on octroyait des terres à exploiter. Le réseau des petites écoles croissait au rythme de la population et il fallait s’occuper de l’éducation des enfants: les « missionnaires » enseignaient à lire et à écrire. En outre, elles apprenaient aux jeunes filles la pratique des vertus chrétiennes. Ainsi on retrouva soeur Sainte-Claire à l’une de ces missions:

 » Cette religieuse a pris part aux travaux du petit couvent de la Nouvelle Lorette qui a existé au Sault-aux-Récollets de 1696 à 1721 actuellement situé au Nord du boulevard Gouin, à l’Est du pont Papineau-Leblanc. »

On note également que les Sulpiciens, dans le but de franciser les Amérindiens, avaient déplacé de 1721 à 1736, la population du Sault à la seigneurie du Lac des Deux-Montagnes, non loin d’Oka. A ce sujet, M. Faillon écrit:  » Parmi les Soeurs qui exercèrent leur zèle dans la mission des Sauvages des Deux-Montagnes, on distingua surtout la Soeur Daveluy (Courtemanche), dite Sainte-Claire, « . Une chose est certaine, la petite dernière de notre ancêtre trima dur, souvent dans l’inconfort et avec le danger éventuel d’attaques iroquoi-ses car depuis le massacre de Lachine en août 1689, la région de Montréal vécut sous la menace continuelle. Seul le traité de paix de 1701, fin de la guerre avec les Iroquois, qui s’avéra durable, contribua à apaiser la population. Elle fut la 91ième religieuse à décéder dans cette nouvelle communauté. Elle est la tante de Soeur Marie Archambault.

? Courtemanche – A Montréal, ce 8 septembre 1748, 16:00 heures, à l’âge de 78 ans, jour de la nativité, en la paroisse Notre-Dame de Montréal, est décédée Soeur Sainte-Claire, née Élisabeth Courtemanche. Les funérailles eurent lieu le 9 septembre en la Chapelle Enfant-Jésus dans l’église Notre-Dame de Montréal.

Historique
Si l’on fait un bref survol de l’historique de la famille, on remarque qu’à la suite des concessions par les autorités en place afin de développer la région sur les rives du Richelieu, plusieurs jeunes gens avaient saisi cette occasion en or dans le but de venir s’y établir. Dans ce groupe, on relève les noms des quatre frères Archambault, cinq des six frères Courtemanche, les Durocher, Allard, Gadbois (Vandandaigue), Guertin, etc.

Comme les jeunes Courtemanche habitaient Rivière-des-Prairies, et que les routes étaient pratiquement inexistantes à l’époque, les jeunes gens employaient la manière habituelle de l’époque: le canot d’écorce.

L’été, dans leurs canots lourdement chargés, ils se laissaient glisser sur la Rivière-des-Prairies pour atteindre le fleuve Saint-Laurent qu’ils descendaient jusqu’à Sorel pour ensuite remonter le Richelieu. Par contre, en hiver ils venaient sur la glace à Contrecoeur et traversaient la presqu’île de deux lieues de large à travers le bois.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
2ième génération canadienne

Antoine, le second du nom, fils d’Antoine Courtemanche et d’Élisabeth Haguin ; né le 22 mai 1668 à Montréal; baptisé le 24 mai 1668 à Montréal. Il épousera, le 8 novembre 1688, paroisse Notre-Dame de Montréal, Marguerite Vaudry, née en 1668 à Montréal, fille de Jacques Vaudry et de Jeanne Renault (Regnaud) des Trois-Rivières. Il devint plus tard, suite à la formation reçue de son beau-père Paul Daveluy, second époux de sa mère, tonnelier, puis maître-tonnelier à son tour.

Les origines de la famille Vaudry relèvent de M. Adrien Vaudry de Lamberville, près du bourg de Bacqueville en Normandie, France; son épouse, Marthe Deschamps. Les contrats du temps indiquent que fort probablement le couple vient demeurer quelques années dans le vieux Montréal. Durant cette période Antoine exerce sans doute son métier de tonnelier ou celui de menuisier. Les tonneliers comme Paul Daveluy, exerçaient un métier important car le tonneau était le conteneur universel. On y transportait de tout, les liquides et les solides: faïence, tissus, rhum, carreaux de vitre, fourrure, etc. En 1694, il reçoit une concession sur la côte de la Rivière-des-Prairies; par la suite, il reçoit d’autres concessions dont une dans le vieux Montréal. Métier tonnelier, tout comme notre ancêtre

Ils eurent quinze enfants dont neuf fils ; cinq de ses garçons devinrent les sources de notre patronyme :

1. Marie, épousa Jean-Joseph Chartier.
2. Antoine-Nicolas, célibataire.
3. Marguerite, célibataire.
4. Jacques, épousa Marie-Anne Migeon / Lagauchetière
5. Antoine, célibataire.
6. Suzanne, célibataire.
7. Élisabeth, épousa Michel Maguet dit Maillet.
8. Marguerite, célibataire.
9. Jean, célibataire.
10. Pierre, épousa Marie Fissiau / Laramée.
11. Barthélémie, célibataire.
12. Antoine, Catherine Lacoste dit Languedoc.
13. Jean-Baptiste, Marie-Agnès Martin / Versailles.
14. Marie-Madeleine, célibataire.
15. Barthélémie, épousa Marie-Josephte Maguet dit Maillet.

Nous avons retrouvé certains documents concernant Antoine Courtemanche dont celui-ci:

* Le Parchemin, 10 Mai 1694 (Mtl) ,
Maugue, C. (1677-1696) . Observation: L’intitulé mentionne la date du 20 mai 1694.
Bail d’un appartement d’un logis situé sur la rue Nostre Dame; par Louise Carron et Jean Tessier, bourgeois, son époux, de la ville de Villemarie, au nom et comme procuratrice de Anne Lemire, veuve de Tessier, sa belle-soeur absente, à Antoine Courtemanche, maître tonnelier, de l’île de Montréal. Doc #: 16940510PA019717

Le couple Courtemanche / Vaudry compte au nombre des pionniers de Rivière-des-Prairies, où les desservants sulpiciens ouvrirent des registres dès 1687.

?

Rivière-des-Prairies se relève lentement de toutes ces années de misère. Gédéon de Catalogne écrit:  » Les Iroquois pour avoir détruit la plupart des habitants ont causé du retardement à son établissement. Depuis le départ de Michel Barthélémy missionnaire, qui avait ouvert les registres en 1687 et qui était retourné au Séminaire en 1692, la Rivière-des-Prairies était desservie comme mission. Le 30 août 1694, l’Évêque de Québec, l’ établit en cure ou en paroisse à perpétuité. »

En 1700, toutes les terres de Rivière-des-Prairies sont concédées. Elle commence à avoir des habitants depuis Dubuisson à environ une lieue et demie, soit 4 milles et demi, au-dessus de la Mission du Sault-au-Récollet, en descendant au bout de l’île.

En 1702, les Sulpiciens concèdent à la Fabrique de la paroisse Saint-Joseph, une terre de 80 arpents en superficie, soit 4 arpents de front sur 20 de profond, et le dit Sieur Preneur passe l’acte d’y faire bâtir le 25e jour d’octobre 1702 au Séminaire de Ville-Marie.

Le 31 décembre 1703, Pierre Laurin, marguillier de la paroisse Saint-Joseph, présente le registre de la part du curé Bouffandeau à l’Écuyer Conseiller du roi. On peut lire, en 1703, le baptême de Marguerite Courtemanche, fille d’Antoine et Marguerite Vaudry, parrain Rock Desjardins, descendant des Desjardins de Rivière-des-Prairies.

En 1704, une église de bois et un presbytère sont construits. Dans les livres des Délibérations et comptes pour les années 1703-1704, nous lisons:  » à payer à Courtemanche, menuisier pour le travail qu’il a fait à l’église, quinze livres de blé. ». Antoine Courtemanche, le second du nom, paroissien de Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies se fit concéder une terre en 1712, située depuis le bout des terres de Rivière-des-Prairies jusqu’aux terres de la commune de la Côte Saint-Léonard. D’après la carte de 1703, Antoine Courtemanche était établi où se trouve Boscoville, entre le boulevard Saint-Jean-Baptiste et la 87e avenue (GG5). Elle lui avait été concédé le 18 décembre 1694. Réf. : page 77

Quand on lit l’histoire d’André Gourveil ou Corbeil dit Tranche-montagne, on découvre que sa terre appartenait à André Archambault, beau-frère d’Anne Courtemanche mariée à Laurent Archambault et que cette terre est la 7e à l’est de l’église ce qui donnait environ 19 arpents et demi de l’église. C’est une terre en bois debout où il n’y avait ni maison, ni grange, ni étable et son voisin immédiat est Antoine Courtemanche qui possède quatre arpents de front. En 1731, d’après le recensement, il y a une maison, une grange, une étable, 53 arpents de terre labourable et 7 arpents en prairies.

D’après son emplacement, il se peut que sa terre soit dans le fief, rien n’est prouvé. Donc, la terre d’Antoine Courtemanche serait la 6e terre à l’est de l’église, à tout au plus une quinzaine d’arpents si l’on se fie aux écrits se rappor-tant à André Corbeil. Toujours sans exactitude, la terre no 30 de la carte Hopkins 1872, terre Marien serait celle d’Antoine Courtemanche (II) fort probablement. Du côté Est, d’après la carte de 1703, en GG6, André Archambault, son voisin et en GG7, son 2e voisin, Paul Lauzon qui possède trois arpents de terre. Du côté Ouest, c’est-à-dire allant vers l’église, une terre de trois arpents en front qui appartient à Pierre Bazinet en 1698.

Cette terre, d’après la carte de 1703, est l’endroit où l’on trouve le fort Desroches, connu aussi sous le nom de fort de la pointe à Desroches. Le propriétaire de cette même terre d’après le recensement de 1731 est Pierre Bazinet.

En 1721, Rivière-des-Prairies possédait 54 familles et la Côte Saint-Léonard en comptait 33. Cependant, celles-ci ne s’étaient jamais habituées à la paroisse Saint-Joseph. Plusieurs familles préféraient fréquenter l’église de Pointe-aux-Trembles, puisque leur parenté s’y trouvait, qu’ils avaient contribué à la construction de l’église, qu’ils y avaient des bancs dans l’église de ce lieu et surtout qu’ils n’avaient pas de commodité à la paroisse de Rivière-des-Prairies pendant les rigueurs de l’hiver pour se chauffer et qu’en cas de guerre, ils avaient tous leurs emplacements dans le fort de la paroisse de l’Enfant-Jésus. A la suite de l’ordonnance de février 1721, le procureur général du Roi, fixa les limites de la paroisse Saint-Joseph qui contient une bande de deux lieues d’étendue, ayant l’église en son centre. On y note qu’en 1731, Mgr Dosquet, en visite à Rivière-des-Prairies, confirme les enfants de la famille de Michel Maguet et Élisabeth Courtemanche, fille d’Antoine et Marguerite Vaudry.

Dans le registre de la paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies en 1735, on lit que Jacques Courtemanche et Courtemanche père (Antoine II) sont propriétaires de terrains au cimetière de la paroisse. Ils sont situés du côté Est de l’église et devant la façade de celle-ci.

? Courtemanche – A Rivière-des-Prairies, Montréal, en ce 8 septembre 1739, à l’âge de 71 ans, est décédé monsieur Antoine Courtemanche, second du nom, époux de dame Marguerite Vaudry.

2ième génération canadienne

Antoine, le second du nom, fils d’Antoine Courtemanche et d’Élisabeth Haguin ; né le 22 mai 1668 à Montréal; baptisé le 24 mai 1668 à Montréal. Il épousera, le 8 novembre 1688, paroisse Notre-Dame de Montréal, Marguerite Vaudry, née en 1668 à Montréal, fille de Jacques Vaudry et de Jeanne Renault (Regnaud) des Trois-Rivières. Il devint plus tard, suite à la formation reçue de son beau-père Paul Daveluy, second époux de sa mère, tonnelier, puis maître-tonnelier à son tour.

Les origines de la famille Vaudry relèvent de M. Adrien Vaudry de Lamberville, près du bourg de Bacqueville en Normandie, France; son épouse, Marthe Deschamps. Les contrats du temps indiquent que fort probablement le couple vient demeurer quelques années dans le vieux Montréal. Durant cette période Antoine exerce sans doute son métier de tonnelier ou celui de menuisier. Les tonneliers comme Paul Daveluy, exerçaient un métier important car le tonneau était le conteneur universel. On y transportait de tout, les liquides et les solides: faïence, tissus, rhum, carreaux de vitre, fourrure, etc. En 1694, il reçoit une concession sur la côte de la Rivière-des-Prairies; par la suite, il reçoit d’autres concessions dont une dans le vieux Montréal. Métier tonnelier, tout comme notre ancêtre

Ils eurent quinze enfants dont neuf fils ; cinq de ses garçons devinrent les sources de notre patronyme :

1. Marie, épousa Jean-Joseph Chartier.
2. Antoine-Nicolas, célibataire.
3. Marguerite, célibataire.
4. Jacques, épousa Marie-Anne Migeon / Lagauchetière
5. Antoine, célibataire.
6. Suzanne, célibataire.
7. Élisabeth, épousa Michel Maguet dit Maillet.
8. Marguerite, célibataire.
9. Jean, célibataire.
10. Pierre, épousa Marie Fissiau / Laramée.
11. Barthélémie, célibataire.
12. Antoine, Catherine Lacoste dit Languedoc.
13. Jean-Baptiste, Marie-Agnès Martin / Versailles.
14. Marie-Madeleine, célibataire.
15. Barthélémie, épousa Marie-Josephte Maguet dit Maillet.

Nous avons retrouvé certains documents concernant Antoine Courtemanche dont celui-ci:

* Le Parchemin, 10 Mai 1694 (Mtl) ,
Maugue, C. (1677-1696) . Observation: L’intitulé mentionne la date du 20 mai 1694.
Bail d’un appartement d’un logis situé sur la rue Nostre Dame; par Louise Carron et Jean Tessier, bourgeois, son époux, de la ville de Villemarie, au nom et comme procuratrice de Anne Lemire, veuve de Tessier, sa belle-soeur absente, à Antoine Courtemanche, maître tonnelier, de l’île de Montréal. Doc #: 16940510PA019717

Le couple Courtemanche / Vaudry compte au nombre des pionniers de Rivière-des-Prairies, où les desservants sulpiciens ouvrirent des registres dès 1687.

?

Rivière-des-Prairies se relève lentement de toutes ces années de misère. Gédéon de Catalogne écrit:  » Les Iroquois pour avoir détruit la plupart des habitants ont causé du retardement à son établissement. Depuis le départ de Michel Barthélémy missionnaire, qui avait ouvert les registres en 1687 et qui était retourné au Séminaire en 1692, la Rivière-des-Prairies était desservie comme mission. Le 30 août 1694, l’Évêque de Québec, l’ établit en cure ou en paroisse à perpétuité. »

En 1700, toutes les terres de Rivière-des-Prairies sont concédées. Elle commence à avoir des habitants depuis Dubuisson à environ une lieue et demie, soit 4 milles et demi, au-dessus de la Mission du Sault-au-Récollet, en descendant au bout de l’île.

En 1702, les Sulpiciens concèdent à la Fabrique de la paroisse Saint-Joseph, une terre de 80 arpents en superficie, soit 4 arpents de front sur 20 de profond, et le dit Sieur Preneur passe l’acte d’y faire bâtir le 25e jour d’octobre 1702 au Séminaire de Ville-Marie.

Le 31 décembre 1703, Pierre Laurin, marguillier de la paroisse Saint-Joseph, présente le registre de la part du curé Bouffandeau à l’Écuyer Conseiller du roi. On peut lire, en 1703, le baptême de Marguerite Courtemanche, fille d’Antoine et Marguerite Vaudry, parrain Rock Desjardins, descendant des Desjardins de Rivière-des-Prairies.

En 1704, une église de bois et un presbytère sont construits. Dans les livres des Délibérations et comptes pour les années 1703-1704, nous lisons:  » à payer à Courtemanche, menuisier pour le travail qu’il a fait à l’église, quinze livres de blé. ». Antoine Courtemanche, le second du nom, paroissien de Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies se fit concéder une terre en 1712, située depuis le bout des terres de Rivière-des-Prairies jusqu’aux terres de la commune de la Côte Saint-Léonard. D’après la carte de 1703, Antoine Courtemanche était établi où se trouve Boscoville, entre le boulevard Saint-Jean-Baptiste et la 87e avenue (GG5). Elle lui avait été concédé le 18 décembre 1694. Réf. : page 77

Quand on lit l’histoire d’André Gourveil ou Corbeil dit Tranche-montagne, on découvre que sa terre appartenait à André Archambault, beau-frère d’Anne Courtemanche mariée à Laurent Archambault et que cette terre est la 7e à l’est de l’église ce qui donnait environ 19 arpents et demi de l’église. C’est une terre en bois debout où il n’y avait ni maison, ni grange, ni étable et son voisin immédiat est Antoine Courtemanche qui possède quatre arpents de front. En 1731, d’après le recensement, il y a une maison, une grange, une étable, 53 arpents de terre labourable et 7 arpents en prairies.

D’après son emplacement, il se peut que sa terre soit dans le fief, rien n’est prouvé. Donc, la terre d’Antoine Courtemanche serait la 6e terre à l’est de l’église, à tout au plus une quinzaine d’arpents si l’on se fie aux écrits se rappor-tant à André Corbeil. Toujours sans exactitude, la terre no 30 de la carte Hopkins 1872, terre Marien serait celle d’Antoine Courtemanche (II) fort probablement. Du côté Est, d’après la carte de 1703, en GG6, André Archambault, son voisin et en GG7, son 2e voisin, Paul Lauzon qui possède trois arpents de terre. Du côté Ouest, c’est-à-dire allant vers l’église, une terre de trois arpents en front qui appartient à Pierre Bazinet en 1698.

Cette terre, d’après la carte de 1703, est l’endroit où l’on trouve le fort Desroches, connu aussi sous le nom de fort de la pointe à Desroches. Le propriétaire de cette même terre d’après le recensement de 1731 est Pierre Bazinet.

En 1721, Rivière-des-Prairies possédait 54 familles et la Côte Saint-Léonard en comptait 33. Cependant, celles-ci ne s’étaient jamais habituées à la paroisse Saint-Joseph. Plusieurs familles préféraient fréquenter l’église de Pointe-aux-Trembles, puisque leur parenté s’y trouvait, qu’ils avaient contribué à la construction de l’église, qu’ils y avaient des bancs dans l’église de ce lieu et surtout qu’ils n’avaient pas de commodité à la paroisse de Rivière-des-Prairies pendant les rigueurs de l’hiver pour se chauffer et qu’en cas de guerre, ils avaient tous leurs emplacements dans le fort de la paroisse de l’Enfant-Jésus. A la suite de l’ordonnance de février 1721, le procureur général du Roi, fixa les limites de la paroisse Saint-Joseph qui contient une bande de deux lieues d’étendue, ayant l’église en son centre. On y note qu’en 1731, Mgr Dosquet, en visite à Rivière-des-Prairies, confirme les enfants de la famille de Michel Maguet et Élisabeth Courtemanche, fille d’Antoine et Marguerite Vaudry.

Dans le registre de la paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies en 1735, on lit que Jacques Courtemanche et Courtemanche père (Antoine II) sont propriétaires de terrains au cimetière de la paroisse. Ils sont situés du côté Est de l’église et devant la façade de celle-ci.

? Courtemanche – A Rivière-des-Prairies, Montréal, en ce 8 septembre 1739, à l’âge de 71 ans, est décédé monsieur Antoine Courtemanche, second du nom, époux de dame Marguerite Vaudry.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Mais, malgré tous ces événements familiaux, ne perdons tout de même pas de vue qu’il y avait aussi nos chers Iroquois:

« Ces Iroquois, qui vers 1650 attaquaient tellement qu’ils avaient semé la panique à Ville-Marie et c’est par la Rivière-des-Prairies qu’ils pénétraient dans l’Île de Montréal. Le lendemain du massacre de la paroisse de Lachine en 1689, les Indiens descendirent la rivière des prairies pour se rendre à Lachenaie. Ils passèrent à la mission de Rivière-des-Prairies, où ils mirent tout à feu et à sang. Certains historiens disent que la Bataille de la Coulée Grou est aussi importante sinon plus que celle du Long-Sault avec Dollard des Ormeaux. » Jusqu’en 1671, il avait été impossible de songer à établir une paroisse. Afin de mettre un terme aux incursions des Iroquois du côté de la rivière et fortifier en même temps le bout de l’Île, M. Dollier de Casson, supérieur du Séminaire, érigea deux fiefs le 7 décembre 1671. »

Ces immenses fiefs contigus l’un à l’autre étaient composés de 200 arpents, 8 sur les bords de la rivière et 25 en profondeur.

Afin d’apporter de l’aide au Sieur de Carrion Dufresnoy, lieutenant de la compagnie de M. de La Motte et au Sieur de Maurel, enseigne de la même compagnie, M. de Casson concéda des terres en 1672, à un certain nombre de colons capables de se faire soldats, au besoin. Les terres de la côte de la Rivière-des-Prairies, appelée aussi côte Saint-Sulpice, à partir de l’extrémité nord-est de l’île en allant en amont le long de la rivière, c’est-à-dire en remontant la rivière vers l’ouest.

Le 24 septembre 1683, le roi Louis XIV concède des terres à Michel Sidrac Du Gué de Boisbriand, capitaine du régiment Carignan-Sallières et commandant de Ville-Marie, époux de Marie Moyen, qui selon toute vraisemblance est celle qui apparaît parmi les signataires de l’acte de mariage de notre premier ancêtre Antoine Courtemanche. Cette même Marie Moyen était la soeur d’Élisabeth Moyen, qu’avait épousée Lambert Closse en 1657. En remerciement de ses loyaux services, le roi lui confie donc l’exploitation de la Seigneurie des Mille-Îles qui comprend l’actuel territoire de Rosemère. Ce soldat ou plutôt seigneur, avait l’obligation envers le roi de construire un moulin à farine qu’il mettra à la disposition de ses censitaires. Ces derniers en échange devront payer à leur seigneur des rentes dont le montant s’élève parfois à quelques sous en plus de poulets, d’oeufs, d’un boisseau de grain ou autre chose encore au gré du seigneur.

Pionniers de Rivière-des-Prairies

L’histoire nous apprend que Jacques Cartier en 1535, arrivé devant les îles de Varennes et se voyant l’horizon fermé par le massif de l’île Ste-Thérèse et par celui des îles Boucherville, alors toutes boisées, doit être naturellement parti à serrer la rive nord, dont le chenal ouvert devant lui, l’amena à coup sur dans l’embouchure de ce qui est aujourd’hui, la rivière des prairies. Ça lui parut être la continuité du grand fleuve dont elle garde la direction, tandis que le fleuve lui, s’incline soudainement vers le sud-est à cet endroit.

Monsieur Samuel de Champlain ainsi que Monsieur Des Prairies ont dû faire la même erreur et c’est pourquoi, ces grands noms de l’histoire sont liés à celle de Rivière-des-Prairies. Celle-ci d’ailleurs était une voie fréquentée par les Iroquois pour pénétrer dans l’île et dans l’Outaouais, sans passer devant Montréal. Les sauvages l’appelaient  » Skoianoti  » qui signifie:  » en arrière de l’île  » par rapport au site de Montréal et du fleuve St-Laurent; les Anglais la nommèrent  » Back River « .

Les Messieurs de St-Sulpice ou Sulpiciens devinrent propriétaires de l’île de Montréal, le 17 décembre 1640. Devenus seigneurs de l’île, ils stimulèrent la colonisation dans toute l’étendue de leur seigneurie et assumèrent le service religieux aux colons. C’étaient des missionnaires qui desservaient les colons.

Basé sur les études de la Société Généalogique Canadienne-Française il est fait mention en 1959 que plus de 50,000 familles canadiennes et américaines pouvaient être retracées à partir de 8 couples d’ancêtres : les Cardinal, Charbonneau, Courtemanche, Cuillerier, Goyette, Le Roy, Mathieu et Trudeau. Le maire Sarto Fournier et sa dame sont au centre.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
1ière génération canadienne

Antoine, fils de Pierre Courtemanche et de Marie Houdé; né le 1ier août 1640 non pas dans la commune de Bannes, mais dans un bourg du même nom où ne subsiste plus que quelques bâtiments qui se trouvent sur la commune de Dissay-sur-Courcillon (Sarthe) Maine, près de la Nationale 158, au centre d’un triangle dont les pointes seraient cette commune et celles de Saint-Pierre-de-Chevillé et de Château-du-Loir, en France; baptisé le 1ier août 1640 à l’église de la commune de Bannes, province du Maine, France; son parrain fut Antoine Perdriau et la marraine Magdeleine Perdriau; il épousa le 26 avril 1663, dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, Québec, Élisabeth Haguin, née en 1646, fille d’Abraham Haguin et de Marie Décalognes originaire de Coupvray, diocèse de Meaux en Brie, Champagne, France. La cérémonie attira toute la noblesse du pays dont Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, gouverneur de l’île; quatre autres pionniers étaient aussi présent: Claude Robutel, Jean Gervaise, André Charly et Pierre Desautels.

Le contrat de mariage avait été signé le 10 avril 1663 par-devant le notaire Bénigne Basset, à la maison de la congrégation de Notre-Dame: la jeune Élisabeth Haguin était probablement une pupille de Marguerite Bourgeoys.

A l’époque d’Antoine et pour plusieurs années à suivre, le mariage signifie le passage de la jeunesse vers l’âge adulte en plus d’être l’état civil de la majorité de ceux-ci. Même le gouvernement prend des mesures incitatives au mariage: le roi offre 20 livres à titre de présent; les autorités exhortent les soldats à fonder une famille ici-bas en Nouvelle-France. Évidemment, et il n’y a pas si longtemps, le mariage religieux confirmait l’existence du mariage civil alors que présentement c’est l’inverse ! Pas de mariage sans ce sacrement dit l’Église, il est indissoluble et ne peut s’accommoder de quelque forme de divorce; seule la mort d’un des deux conjoints peut le briser; l’annulation existe mais relève de la législation canonique c’est à dire, que l’Église en fixe les règles …

Quelques années s’écoulent avant le mariage, et ce jusqu’au moment ou les garçons possèdent un petit capital, indispensable à leur survie et à celles des enfants à venir; pour les gens de la campagne, cela revient à dire avoir défriché les 6 à 8 arpents nécessaires à son établissement ou avoir hérité de son père l’exploitation agricole ou, pour les gens de la ville, hérité de la boutique ou du commerce de ses parents. Les rencontres des jeunes gens se multiplient lors de visites de la parenté, les mariages, les veillées funèbres, les corvées, etc. …. et habituellement les fréquentations sont chaperonnées par des aînés.

Voici ce que nous rapporte un militaire français:  » Ce qui fait qu’on se marie facilement en ce pays-là, c’est la difficulté de pouvoir converser avec les personnes de l’autre sexe. Il faut se déclarer aux pères et mères au bout de quatre visites qu’on fait à leurs filles; il faut parler mariage ou cesser tout commerce, sinon la médisance attaque les uns et les autres comme il faut. »

Les « amoureux » se doivent d’obtenir l’assentiment de leurs parents; même lorsque les filles ont dépassé 25 ans et les garçons 30; ils peuvent encore être déshérités s’ils contractent un mariage clandestin contre le gré de leurs parents. Le curé refusera de les marier s’ils n’ont pas obtenu ce consentement. Par contre, s’ils se sont fait un devoir de demander l’avis et le conseil de leur père et mère par une sommation respectueuse, ils ne sont plus tenus d’attendre par la suite leur consentement.

Chez les gens du peuple, la famille exerce parfois des pressions afin que leurs filles se marient le plus tôt possible; leur présence à la maison paternelle est plus un fardeau que celle d’un fils car les services qu’elles peuvent rendre sont plus limités donc moins rentables. Le choix du conjoint est souvent motivé par le coin de pays où l’on vit, le rang social et le plan économique ainsi que l’approbation des parents qui considèrent fortement les unions garantissant le patrimoine terrestre.

Dès que la date du mariage est fixée, on doit procéder au fiançailles puis, les futurs
époux doivent veiller à la publication des bans qui consiste en l’annonce publique en chair de leurs promesses de mariage et ce pendant trois dimanches consécutifs afin que se manifestent les personnes qui s’opposeraient au mariage. La publication des bans coûte deux livres et le mariage en coûte quatre.

Quand il y a contrat de mariage, sa signature a généralement lieu quelques jours avant la cérémonie religieuse; plus de 60% des gens de cette époque signaient un contrat devant notaire contre 20% qui le font de nos jours. Règle générale, il s’agit du régime de la communauté de biens, ce qui veut dire que, dès le mariage, tous les biens meubles et immeubles des époux, achetés ou gagnés, entrent dans la communauté et sont exclusivement administrés par le mari ! Il peut en disposer, les vendre, les donner ou engager la propriété commune à condition qu’il le fasse pour le bien de la communauté. La communauté des époux commence le jour où le mariage est célébré, non à la signature du contrat.

Le jour des noces, les futurs époux se rendent à l’église accompagnés par un cortège de calèches l’été ou de carrioles l’hiver conduit par les invités. La future épouse doit être habillée de façon modeste sinon le curé peut refuser de bénir leur union. En effet, Mgr de St-Valier enjoint ses prêtres  » de ne point admettre à la bénédiction nuptiale, les personnes du sexe …. qui n’auront pas la tête voilée, qui auront le sein découvert, ou seulement couvert d’une voile transparente… ».

Puis, se sont les noces proprement dites: toute la « société » se rend ensuite à la maison du père de la mariée, pour prendre part à un banquet qui, dans les occasions de cette espèce, est toujours préparé avec le plus grand soin tout en tenant compte des moyens dont dispose le père. La soirée se passe dans la joie et les amusements. La danse, la musique, les jeux de cartes durent souvent jusqu’à ce que le jour vienne annoncer qu’il est temps de se séparer. Chez les mieux nantis, on recommence le lendemain chez le père du marié et ce en grande pompe.

De cette union entre Antoine et Élisabeth, naquirent seulement quatre enfants :
1. Madeleine, épouse de Jean Roy.
2. Anne, épouse de Laurent Archambault.
3. Antoine, époux de Marguerite Vaudry, seule continuité de la lignée du nom
4. Élisabeth, devint religieuse.

Le 2 avril 1665, le sieur de Maisonneuve, reconnaissant sans doute le caractère très stable d’Antoine, lui concède une terre sur la côte Saint-Martin, qui est approximativement rue Davidson aujourd’hui, au-dessous du premier ruisseau où notre ancêtre met six arpents en valeur; l’actuelle rue Iberville mar-quait la limite ouest d’une grande concession appartenant aux Sulpiciens et donnant sur le fleuve; le chemin qui la bordait en front portait le nom de Sainte-Marie. Tout de suite à l’est débutait la côte Saint-Martin. Selon l’historien Marcel Trudel, la terre d’Antoine Courtemanche était la troisième, côté Est. Sur la carte de l’historien Marcel Trudel, on note ses voisins immédiats comme étant Claude Jodoin et Antoine Baudry à l’Est ainsi que Jean-Baptiste Migeon de Bransac et Catherine Gauchet à l’Ouest.

Une fois établit sur la terre, ils fondent une famille. Élisabeth Haguin, ses filles ainsi que sa belle-fille vivent les naissances de leurs enfants dans des conditions semblables à ce qui se vit à cet époque. La conception des enfants se produit surtout au printemps, en même temps que les semailles et ce tous les 2 ans approximativement. A cette époque, deux enfants sur cinq n’atteignent pas l’âge de 15 ans (40%) alors qu’en France la proportion de décès est de 50%. Habituellement l’accouchement a lieu à la maison, au rez-de-chaussée, devant ou près d’un foyer permettant que l’on y chauffe de l’eau dans un chaudron pendu à une crémaillère; une chaise est à proximité de la femme en couche afin qu’elle prenne appui lors des contractions. Un oreiller défraîchi servira sous ses reins et ses genoux le temps venu pour la mettre plus à l’aise lorsqu’elle s’éten-dra sur une paillasse. La présence de son homme n’est pas autorisé, la femme ne désirant pas que celui-ci la voit en douleur. Cet événement est strictement une affaire de femmes, qui les rapproche entre-elles, s’entraidant d’une voisine à l’autre.

C’est aussi l’époque des sages-femmes ou matrones à laquelle l’hygiène et les connaissances médicales ne sont pas encore vraiment connues; l’accouchement est parfois provoqué par celles-ci par toutes sortes de moyens qui tournent parfois au drame. Le manque d’hygiène lors de l’accouchement est caractérisé par des mains non lavées, ongles non coupés, bagues ou bijoux non retirés, ce qui occasionnent des blessures à la mère et parfois même à l’enfant naissant. Jusqu’à l’apparition des dents, les mères allaitent leurs enfants sur une période de quinze à seize mois, ce qui, dans plusieurs cas, retarde l’ovulation, permettant ainsi l’espacement entre les naissances.
La vie familiale au 17ième siècle pour 95% des gens de la Nouvelle-France consiste au sens large du mot en des gens unis par les liens du sang; frères-soeurs et leurs conjoints, oncles-tantes et leurs cousins-cousines, rarement un aïeul ou une aïeule et presque jamais un ou une célibataire. Dans le cas du célibat, la personne concernée adoptait souvent la vie religieuse. Dans le cas d’Antoine Courtemanche et d’Élisabeth Haguin, ils étaient des pionniers et dans leur cas, seuls les enfants et leurs conjoints constituaient les liens du sang.

Lorsque les enfants de nos ancêtres naissent, ils sont alors vêtus d’un maillot, puis vers l’âge d’un an, d’une robe, indépendamment du sexe. Ils sont d’abord nourris aux seins, le lait de vache constituant une source de maladie puisque non-traité, puis, petit à petit, l’enfant est sevré à l’aide d’un mélange de miettes de pain détrempées dans de l’eau ou d’un mélange de farine et de lait de vache. La mère passe la préparation dans sa bouche pour l’imprégner de ses sucs salivaires (enzymes) avant de le présenter à l’enfant. Les maladies infantiles du temps sont: la diarrhée, le croup, la typhoïde, la rubéole, la rougeole, la scarlatine et la redoutable petite vérole ou variole qui, lorsqu’elle ne tuait pas, marquait le corps et le visage « nous en verrons les effets et les résultats sur les enfants d’Élisabeth « .

La propreté des enfants commence à la naissance. Lors du changement de couche, afin de conserver le nourrisson au sec le plus longtemps possible tenant compte du peu de chauffage, des températures froides du pays et des nombreuses occupations de la mère, celle-ci, afin de vaquer à ses occupations, lui met les pieds sur une pierre froide pour le faire uriner ou, lui place dans l’anus un petit morceau de savon pour le faire déféquer…  » ce qui à mon sens, aujourd’hui, s’appelle un lavement  » ; la saleté et l’incontinence seront cependant longtemps tolérées.

La robe, s’il est garçon, lui sera retirée à l’âge de 7 ans pour faire place à la culotte. Vers 12 ans, on leurs enseigne le catéchisme pour la première communion et confirmation et à 15 ans, les garçons travaillent aux champs tandis que les filles aident leur mère dans les tâches ménagères.

Il est à noter cependant que les jeunes enfants sont, en ces temps là, plus ou moins bien considérés et valorisés. La raison en est fort simple: ceci facilitera émotivement les parents à la disparition de leur enfant compte tenu du taux excessif de décès prématurés ou en bas âge.

Après seulement huit années de mariage, Antoine Courtemanche meurt prématurément à l’âge de 30 ans. Peu de temps après le décès d’un des conjoints, le survivant ou la survivante cherche à se remarier car il est difficile de pourvoir à sa subsistance et à celle des enfants  » dans notre cas, il y a quatre enfants « , alors la jeune veuve d’Antoine Courtemanche convolera en secondes noces avec Paul Daveluy dit Larose, tonnelier. À noter que les remariages avec des plus jeunes existaient à cette époque et n’étaient pas toujours perçus positivement.

? Courtemanche – A l’Hôtel-Dieu de Montréal, est décédé en ce mois de juin 1671, à l’âge de 30 ans 10 mois, monsieur Antoine Courtemanche dit Jolicoeur, époux de dame Élisabeth Haguin; les funérailles eurent lieu le 16 juin 1671 à Montréal.

Près d’un an plus tard, Élisabeth Haguin, jeune mère de quatre enfants,
épouse, en seconde noces, Paul Daveluy dit Larose, fils de Samuel Daveluy et d’Hélène Godfroy le 11 août 1672 à Montréal. Paul est tonnelier de métier et il enseigna les rudiments de ce métier à Antoine Courtemanche, second du nom, fils unique de feu Antoine Courtemanche et d’Élisabeth Haguin à ce moment-là.

A la demande de Paul Daveluy et de son épouse Élisabeth Haguin, l’inventaire des biens d’Antoine (1ier) eut lieu le 3 juillet 1673. Six mois plus tard, le 12 février 1674, le notaire Bénigne Basset enregistre la vente d’une terre située à la côte Saint-Sulpice de Rivière-des-Prairies par Gilles Marin, habitant de l’île, à Paul Daveluy, tonnelier et habitant de l’île de Montréal. Et le 27 mai 1679, le notaire Claude Maugue enregistre la vente d’une terre située au lieu dit Saint-Martin au premier ruisseau de l’île de Montréal par Paul Daveluy, maître tonnelier et Élisabeth Haguin son épouse à Jean-Baptiste Migeon de Bransac, avocat en parlement, bailli et juge civil et criminel de l’île de Montréal.

De cette seconde union Daveluy / Haguin, sept enfants naquirent :
1. Jeanne Daveluy, baptisée le 14 janvier 1674, à Montréal; ? inhumée le 3 octobre 1687 à Rivière-des-Prairies, à l’âge de 13 ans de la fièvre pourprée ou rougeole lors de l’épidémie.
2. François Daveluy, baptisé le 30 juin 1676 à Montréal; ? inhumé le 9 novembre 1687 à Rivière-des-Prairies, à l’âge de 11 ans de la fièvre pourprée ou rougeole lors de l’épidémie.
3. Marie-Madeleine Daveluy, baptisée le 31 juillet 1678 à Pointe-aux-Trembles;
? inhumée le 26 novembre 1687, à Rivière-des-Prairies, à l’âge de 9 ans de la fièvre pourprée ou rougeole lors de l’épidémie.
4. Jean Daveluy, baptisé le 15 septembre 1680 à Pointe-aux-Trembles, épousa Marie-Françoise Lesage ( French) le 26 janvier 1712 à Québec.
5. Marguerite Daveluy, baptisée le 19 janvier 1683 à Pointe-aux-Trembles.
6. Suzanne Daveluy, baptisée le 16 avril 1685 à Pointe-aux-Trembles; inhumée au même endroit le 3 mai 1685 âgée de seulement 17 jours.
7. Jean-Paul Daveluy, baptisé le 25 mars 1687 à Pointe-aux-Trembles;
? inhumé le 20 décembre 1687 à Rivière-des-Prairies, âgé de 9 mois de la fièvre pourprée ou rougeole lors de l’épidémie.

? Daveluy – En décembre 1687, est décédé monsieur Paul Daveluy, époux de dame Élisabeth Haguin / Courtemanche. Il fut inhumé le 21 décembre 1687 à Rivière-des-Prairies. La cause du décès est la même que celle de 4 de ces enfants : fièvre pourprée ou rougeole lors de l’épidémie.

Dans la colonie, cette même année, la même maladie avait fait de gros ravages ; elle tua plus de 500 Français et 300 Indigènes, et elle se continua en 1688; de nos jours, cette fièvre est mieux connue sous le nom de Typhus, causant aussi la gastro-entérite transmissible par les poux des animaux.

Nous retrouvons donc notre Élisabeth Haguin, fin 1687, veuve pour la seconde fois, ayant à sa charge son fils Antoine Courtemanche, 20 ans, qui est sur le point de se marier, sa troisième fille, Élisabeth Courtemanche, 18 ans, son fils Jean Daveluy, 8 ans et sa fillette Marguerite Daveluy qui n’a que 5 ans et elle demeure toujours sur sa terre de Rivière-des-Prairies. Contrats : le 11 mai 1688, elle doit 183 livres à Charles de Couagne pour des marchandises ; le 16 mai 1696, elle loue au prix de 60 livres une partie de maison près de la chapelle de Bonsecours à monsieur Vincent Lenoir pour six mois commençant le 20 mai.

Il est fort possible que Marguerite Bourgeois, maintenant âgée de 76 ans, qui a fait construire la petite chapelle, amie d’Élisabeth Haguin depuis très longtemps, ait eu recours au service d’Antoine fils qui exécutait des contrats dans le Vieux-Montréal à titre de tonnelier et aide-charpentier.

Élisabeth Haguin en 1704, loue ensuite ses terres de Rivière-des-Prairies à Jean Goguet pour 3 ans, moyennant la somme de 25 minots de blé et 5 minots de pois par année de même que la moitié des premières prunes fraîchement sorties de son jardin.

Le 3 août 1714, elle cède, pour 500 livres, au marchand Pierre de Lestage, tous les droits qu’elle détient sur la succession de ses parents, Abraham Haguin et Marie Décalognes et de son défunt frère David Haguin demeurant à Dontin, près de Charny-sur-Marne en Picardie; Cette même journée, sa fille aînée Madeleine Courtemanche épouse de Jean Roy décédait…. Que de courage en cette femme héroïque.

Après avoir vu mourir cinq de ses sept enfants, puis son second époux, que d’épisodes pénibles ont donc secoué cette brave Élisabeth Haguin; elle réussit à surmonter ces épreuves. Les enfants de notre premier ancêtre furent donc épargnés par cette vague de mortalité de 1687. D’ailleurs au moins deux de ses descendants avaient quitté le domicile familial à cette époque: Madeleine et Anne pour se marier. Pour sa part, Élisabeth, la cadette de la famille, opta pour la vie religieuse. Antoine, l’unique garçon d’Antoine, assurera la continuité de la famille Courtemanche.

? Haguin – Est décédée, ce 11 avril 1718, à l’âge de 72 ans, madame Élisabeth Haguin, épouse de feu Antoine Courtemanche et en seconde noces de feu Paul Daveluy dit Larose.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Ce qu’était un engagé…

Dans un intéressant exposé sur  » La Venue des Ancêtres « , l’historien-conférencier-héraldiste, Michel Langlois nous livre sa pensée sur les contrats de l’époque et se base sur la notion de Gabriel Debien pour définir ce qu’est un engagé vraiment:

 » C’est donc un ouvrier ou paysan qui désire trouver du travail aux colonies ou s’y établir… ou qui cherche quelque nouvelle aventure. Par le contrat avec son  » passeur  » il lui loue son travail pendant trois ans – cinq ans dans le cas d’Anthoine – à l’ordinaire. Son créancier devient son maître. Ce maître s’engage à le nourrir, à le loger, à l’assister, à lui donner à la fin des trois ans de service une certaine quantité de tabac ou de sucre, ou une somme, qui représente à peu près les frais de retour. Pendant son  » terme  » l’engagé n’est donc pas libre de disposer de son travail, qui peut être cédé à un tiers qui a lui-même le droit de le vendre. Voilà ce qu’était un engagé ». Il faudrait ajouter que cet engagé avait pour tâche de  » couper, équarrir et traîner les arbres avec de mauvais outils et sans attelage le plus souvent, essoucher à la hâte en plus de cultiver la terre et de participer à la construction des maisons. »

Valeur monétaire du pays

Un homme engagé à l’année gagne entre 100 et 120 livres par mois. Une livre vaut 20 sols et il faut 12 deniers pour faire un sol. Un pain d’une livre et demie se vend environ 4 sols, un chapon, 15 sols, un porc, un peu moins de 12 livres, une vache, 40 à 50 livres, un boeuf, une centaine de livres et un cheval, un peu plus.

1 an de salaire = 120 livres
1 livre = 20 sols
1 sol = 12 deniers

Consignes ou Règlements

En arrivant au pays, notre ancêtre est entré dans un système social qui, sans être aussi restrictif qu’en certaines régions de son pays natal, l’encadrait pour la durée de son statut d’engagé. Certains personnages locaux avaient une opinion très restrictive de ce domestique. Tiens, voici celle que le gouverneur Frontenac confia à Seignelay et qui laisse le lecteur quelque peu songeur sur le sujet:  » Un engagé est un homme tenu d’aller partout et faire ce que son maître lui demande comme un esclave, durant le temps de son engagement. »

Voici aussi quelques consignes sociales que tout engagé était tenu de respecter et qui dépeint son statut social d’alors:  » Tant qu’il est lié par contrat, l’engagé n’a pas de titre de propriété dans la colonie, il n’est pas habitant, et son statut lui interdit de faire la traite des fourrures. En outre, il n’a pas le droit de fréquenter les cabarets et il ne lui est pas permis de se marier. ». Certains engagés ont tenté de se substituer à ces règlements; voici ce qui était réservé à ces téméraires:  » C’est dans les peines réservées aux engagés insubordonnés et fugitifs que l’institution apparaît sous son plus mauvais jour … car la faute la plus fréquente et la plus grave est la fuite. Pour ces fautes, il y avait des mesures préventives et dans certains cas le conseil pouvait imposer le carcan, les verges ou le fer rouge « .

A l’époque, il y avait assez de flexibilité dans le système afin que soit relativement intéressant, pour certains personnages en vue, de pratiquer la location d’engagés. Par exemple, on a constaté que les transactions du genre de celle dont Anthoine a été l’objet, sans être immensément profitables pour le marchand ou le seigneur local – car les conditions du contrat dictaient celles des transports – permettaient de répartir les frais de l’enrôlement et du voyage. Cependant, il était coutume – pour les personnages en fonctions publiques – de pratiquer la location d’engagés à la journée ou pour de courtes périodes à l’époque des gros travaux agricoles. En jetant un coup d’oeil sur les divers contrats dont Anthoine fut l’objet envers Closse – et sa veuve par la suite – on constate qu’il y a eu des contrats à courte échéance dont les travaux se devaient d’être effectués en équipe lors de certaines périodes de l’année.
A ses débuts, c’est-à-dire avant le décès de Closse en février 1662, l’étendue de son fief était immense. Pierre Papin et Pierre Tessier sont deux noms de domestiques qui reviennent à quelques reprises dans l’exécution de contrats en équipe avec Anthoine datant du 4 octobre 1660, 19 octobre 1661, 1 mars 1663, 16 avril 1663, 15 juillet 1663, 8 mars 1664 et 5 avril 1671. A un salaire de 30 sols par jour de location, un maître pouvait, en quarante jours par an pour autrui, récupérer la valeur des gages d’une année. Et c’était encore mieux s’il s’agissait d’un homme de métier dont les services étaient en demande. Quelques marchands locaux se spécialisaient en ce domaine en allant recruter eux-mêmes des candidats de métier en France qu’ils louaient à contrat à qui en avait besoin.

Ville-Marie vacille sous les coups des Iroquois. En 1660, Dollard des Ormeaux et ses compagnons ont péri au Long-Sault; en1661, deux sulpiciens, Jacques Lemaître et Guillaume Vignal, ont été tués par les Iroquois alors qu’ils s’affairaient à la construction du premier séminaire; en 1662, c’est le brave Lambert Closse qui perd la vie. Enfin, en 1663, un violent tremblement de terre secoue la colonie. L’abbé Gabriel Souart, le sieur de Maisonneuve, secondés en cela par Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys, estiment qu’un renouveau de dévotion à l’égard de la Sainte Famille et la mise sur pied d’une milice vigilante pourraient conjurer de telles menaces.

Antoine Courtemanche, nous dit l’historien Faillon, s’incorpora à la quatorzième escouade. Peut-être est-ce à ce moment qu’il adopta le sobriquet de Jolicoeur que l’on attribuait souvent aux soldats.

COURTEMANCHE dit JOLICOEUR, Antoine, de Bannes, canton Meslay [b 1-8-1640 Bannes, aujourd'hui rattachée à Dissay-sous-Courcillon, ar. Château-du-Loir, (Sarthe)] * m 1663 HAGUIN, Élisabeth. Source: MSGCF (198) 262-263, par Pierre R. Courtemanche jr

? En 1663, Louis XIV décida de faire du Canada une colonie royale et en retira la gestion aux compagnies de commerce. Il envoya le régiment de Carignan-Salières pour repousser les Iroquois, ce qui apporta un renouveau de confiance dans le commerce et une reprise de l’expansion.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
ANTOINE COURTEMANCHE dit JOLICOEUR

ANTOINE COURTEMANCHE est sans doute l’ancêtre de toutes nos familles de ce nom en Amérique. Certains le disaient originaire de Bannes, diocèse du Mans; d’autres, peut-être de Chevillé, canton de Château-du-Loir. Or, au tout début de 1993, le président du Cercle Généalogique Maine et Perche repérait dans les registres de Bannes un acte le confirmant. Selon les Archives de la Sarthe, Antoine fut baptisé en l’église de la commune de Bannes, aujourd’hui rattachée à Dissay-sous-Courcillon. Né en 1640, il est le fils de PIERRE COURTEMANCHE et MARIE HOUDÉ.

Les documents trouvés à date démontrent qu’Antoine serait l’aîné de huit enfants incluant Urbain, Marie, Jacques, Jeanne, Martin, Jean et Michel tel que nous l’avons décrit précédem-ment. Nous y reviendrons !

Jérôme Le Royer de la Dauversière lui fait signer un contrat notarié de 5 ans en avant midi du 8 juin 1659 devant maître A. Demontreau, notaire royal, à La Rochelle, France. Ce dernier est à rédiger sept ou huit contrats d’engage-ments dont ceux de Jean Renou, Jean Martineau et Julien Belois. Il est engagé au salaire annuel de 65 livres.

L’infatigable Jérôme Le Royer l’avait recruté, mais au nom de M. Gabriel Souart, le premier curé de Ville-Marie. Il devait donc être à l’emploi des Messieurs de Saint-Sulpice, de même que trois autres engagés. Parti de La Rochelle, France, le 2 juillet 1659 avec la  » Recrue 1659″ ; cette recrue, la plus considérable après celle de 1653, se composait de 109 personnes, ils atteignirent Québec à bord du Saint-André le 7 septembre 1659 après une fort pénible traversée; la peste s’était déclarée à bord et on avait jeté à la mer les corps d’une dizaine de victimes. La plupart des passagers avaient Ville-Marie pour destination. Ils devaient renforcer la petite population du poste, toujours menacée par les Iroquois. Ils avaient également traversé l’océan, Jeanne-Mance et les trois premières hospitalières qui devaient prendre charge de l’Hôtel-Dieu. Ils firent leur entrée en chaloupes à Montréal le 29 septembre 1659.

Selon les Archives de l’Hôtel-Dieu, le Rôle nous présente  » Anthoine Courtemanche  » engagé en qualité de défricheur et sous le contrôle de Monsieur Gabriel Souart. Confirmé en 1660, toujours célibataire, il s’enrôle dans la Milice de la Sainte-Famille, et il s’incorporera à la quatorzième escouade en 1663. Cependant, on ne mentionne cependant pas, dans ce genre de contrat, qu’il pourrait s’y trouver
des sous-entendus, tels des transactions de dernière minute, un peu comme il se fait couramment de nos jours dans le monde du sport, et c’est ce qui se passa pour notre ancêtre; il fut échangé. Dans le livre historique  » Les Habitants et Marchands de Montréal au XVIIe siècle « , au chapitre intitulé: Le peuplement français, on peut y lire:

 » Les engagés font l’objet de diverses transactions qui constituent un des aspects les plus détestables de l’état de servage. Qu’il recrute directement son domestique ou qu’il l’achète d’un armateur rochelois, le premier maître n’est souvent pas le dernier. Les colons, voire les communautés, vendent et louent volontiers leurs hommes de travail. L’engagé est parfois cédé en même temps que la terre sur laquelle il travaille. L’acheteur rembourse au vendeur une partie des frais initiaux, acquitte immédiatement les dettes de l’engagé envers le maître, le cas échéant, qu’il déduira ensuite de ses gages pour le temps qui reste à courir. Antoine Courtemanche engagé en 1659 par le Sulpicien Gabriel Souart, est cédé à l’arrivée au major de la garnison qui rachète les quatre années restantes pour la somme de 200 livres. Ce major était aussi notaire et marchand du nom de Raphaël-Lambert Closse. ».

Il est l’un des personnages les plus colorés du début de la colonie montréalaise à qui l’on attribue le titre de  » sauveur de Montréal  » durant les années où la terreur iroquoise paralysa tout progrès et décima la population; en 1651, il ne restait en tout qu’une cinquantaine de Français et Closse a su se montrer un véritable chef, d’une bravoure exceptionnelle.

Il nous est permis de situer approximativement le lieu où notre ancêtre a passé ses premières années en Amérique. La terre de Lambert Closse se situait immédiatement à l’est du boulevard Saint-Laurent et s’étendait en largeur sur 40 perches. Au sud, elle débutait à la hauteur de la rue Sainte-Thérèse, (rue au sud de l’édifice Cormier, 100 Notre-Dame Est) pour finir en profondeur rue Marie-Anne.

La carte de juin 1663, nous montre un arrière-fief émincé puisque suite au décès de Closse survenu en 1662, Élisabeth Moyen, sa veuve, en vendit une partie à Anne-Françoise Bourduceau. La largeur de la terre de la veuve Closse était à mi-chemin entre les rues de Bullion et Saint-Dominique jusqu’au boulevard Saint-Laurent.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
L’Hygiène à bord

Nos ancêtres eurent a lutter non seulement contre le roulis du navire, le froid et la piètre nourriture … lorsqu’ils étaient en mesure d’avaler un morceau mais aussi contre d’absurdes conditions d’hygiène favorisant la propagation des maladies. Même si le code naval établissait des règles de propreté pour tous les navires tel le nettoyage des ponts, l’aération des entreponts et le rejet des ordures animales chaque jour, ces règles n’étaient pas toujours suivies et par mauvais temps, étaient impossibles à exécuter.

L’hygiène personnelle des matelots ainsi que celle des passagers n’échappait pas à la règle compte tenu de la rareté de l’eau douce; un bien aussi précieux pour une traversée ne devait pas être gaspillé à son linge ou soi-même. D’ailleurs, ces marins pour la plupart n’avaient pas d’habits de rechange et dormaient tout habillés. On peut s’imaginer la puanteur qui régnait dans l’entrepont, les parasites qui s’y multipliaient……  » Toutes les fois que nous sortions de l’entrepont, nous nous trouvions couverts de pous… J’en ay trouvé jusques dans mes chaussons . », nous disait le Jésuite Nau dans le récit de sa traversée en 1734.

La maladie la plus fréquente en mer, hormis le  » mal de mer  » qui provoquait de douloureux soulèvements ou bondissements d’estomac qui fait rendre gorge (vomir) et vider entièrement tant par haut que par bas était le scorbut; les remèdes traditionnels semblaient souvent inefficaces et la grande responsable de ce mal était la carence en vitamines C. On sait aujourd’hui que le remède le plus efficace contre le scorbut est le citron, l’orange ou des herbes.

La Peste

De mauvaises conditions sanitaires à bord causaient parfois des épidémies mortelles. En 1659, le Saint-André fait voile vers Québec avec plusieurs immigrants.

Le navire était un ancien navire de guerre qui venait d’être vendu à des marchands. Il avait servi de navire-hôpital pour les contagieux et n’avait subi aucune désinfection. Peu de temps après le départ, la maladie se déclare à bord. La plupart des passagers se voient menacés de la peste.

Le nombre des décès s’élève à dix-huit environ. Mathurin Thibodeau voit mourir trois de ses quatre enfants. Le bébé de la famille n’est âgé que de 9 mois. La mère ne peut plus allaiter et personne ne veut prendre soin de l’enfant de peur d’être contaminé. On parle même de la jeter à la mer. Marguerite Bourgeoys intervient:  » Je demandai l’enfant, écrit-elle, contre l’avis de notre bande qui étaient tous malades. » La fillette aura la vie sauve. Jeanne Mance et ses compagnes furent cruellement atteintes et on espérait que la contagion disparaîtrait d’elle-même. On refusa d’abord les soins des Hospitalières de crainte d’exposer leurs vies. A la fin leur dévouement fut accepté et  » dès ce moment il ne mourut plus personne, quoique le nombre des malades fût fort grand « .

Marguerite Bourgeois, (Bienheureuse Marguerite)
Religieuse française, née à Troyes, 1620-1700; en 1653, elle fonda, au Canada, la congrégation Notre-Dame. Réf.: Le Petit Larousse, 1959

La chapelle Notre-Dame de Bonsecours a été mise en chantier à l’instigation de Marguerite Bourgeoys. Elle a été construite en bois en 1657, reconstruite en pierres en 1675, incendiée en 1754 et reconstruite en 1773. Une statue de la Vierge, ayant appartenu à Marguerite Bourgeoys, est sortie intacte de cet incendie. La statue est réputée miraculeuse et est conservée à la chapelle.

Pendant que le navire jetait l’ancre, Antoine contemplait, à coup sûr, la petite agglomération de Québec qui se dressait devant lui.

Mais l’arrivée à Québec, le 7 septembre 1659, de ce vaisseau fantôme sema la peste dans le bourg. On ne débarqua que le lendemain. Une partie de la recrue s’embarqua alors avec soeur Marguerite Bourgeoys et firent le trajet en chaloupe sur le Saint-Laurent, à la rame, entre Québec et Montréal, parcourant une distance de 270 km. Ce périple dura trois autres semaines, tant les vents contraires étaient violents.

Notre ancêtre, Antoine Courtemanche, Olivier Charbonneau, Pierre Goyette, Simon Cardinal, Étienne Trudeau et autres, parvinrent donc à Ville-Marie (Montréal) le 29 septembre 1659.

? 1659, Monseigneur de Laval, premier évêque de Québec

? 1660, François du Creux fut le premier géographe à montrer le réseau hydrographique du Nord de l’Ontario et du Québec par lequel circulaient les fourrures.

L’Amérique

Le poste observatoire était très utile en cas de dangers éventuels : banquises, pirates, etc. mais aussi à voir les côtes d’un pays futur…..

L’arrivée des Bancs de Terre-Neuve annonçait, croyait-on, un débarquement prochain. Souvent, les navires faisaient relâche sur un des Bancs et tout le monde s’adonnait à la pêche à la morue. Finie la famine, finie la viande salée. Vive le poisson frais qui, même sans beurre valait n’importe quelle viande! Ceux qui en étaient à leur première traversée subissaient à cet endroit leur baptême de mer.

Le Nouveau-Monde était là, tout près. Après des semaines de ballottage en mer, le cri de  » Terre, Terre!  » devait résonner aux oreilles comme un chant de délivrance. Il ne restait plus maintenant qu’à remonter jusqu’à Québec où une nouvelle aventure allait commencer.

Aux approches des côtes canadiennes, des dangers nouveaux surgissaient. Le brouillard, les banquises, les roches, rendaient la navigation plus périlleuse encore. Des centaines de naufrages eurent lieu aux abords de Terre-Neuve et à l’entrée du golfe Saint-Laurent. Le fleuve avait lui-même une fort mauvaise réputation auprès des navigateurs, qui le redoutaient beaucoup plus que l’océan…

Si l’arrivée en vue de la terre canadienne ne diminuait pas les périls de la navigation, elle libérait au moins les poitrines de l’oppression que l’infini de l’eau et du ciel faisait peser sur l’infime embarcation perdue dans l’immensité vide.

On voyait de la terre solide, des montagnes, des arbres, des êtres
vivants. Les barques de pêcheurs, les voiliers retournant en Europe, brisaient la monotonie de la solitude. On communiquait d’un navire à l’autre, on prenait ou donnait des nouvelles, on confiait des lettres pour les amis, les parents laissés là-bas. Tout cela paraissait la fin d’un long cauchemar; on se sentait revivre!

Des descentes sur les îles ou sur la terre ferme permettaient d’abattre du gibier, de refaire les provisions d’eau fraîche, d’échanger des articles pour des provisions diverses. L’inconnu de la vie neuve qui s’offrait toute prochaine ranimait les énergies jusqu’à effacer presque les impressions fâcheuses des interminables semaines écoulées depuis le départ de France…

On se figure aisément sous quelle image le pays apparaissait aux immigrants qui remontaient le fleuve Saint-Laurent. La nature vierge dominait encore dans toute sa sauvagerie. Les empreintes de l’homme civilisé étaient rares dans ce nouveau monde aux aspects grandioses. Ça et là au bord du fleuve s’étalaient quelques clairières isolées, mais très distantes les unes des autres.

De pauvres maisons de colons s’élevaient au milieu de ces éclaircies et de rares clochers fort modestes prêchaient l’espérance en pointant le ciel. Québec apparaissait enfin, accroché à sa haute falaise; c’était l’établissement le plus populeux, bien qu’il comptât à peine quelques centaines d’âmes.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
L’Équipage

Voici quelques notes au sujet du Saint-André provenant de: Négociants et Navires du Commerce avec le Canada de 1660 à 1760. par J »F » Bosher, pour Environnement Canada 1992 : Le Saint-André, 300 tonneaux, fit voile de La Rochelle à Québec en 1659 sous la direction du capitaine Guillaume Poulet. Le propriétaire était Jean Nezereau. L’armateur Jean Mousnier l’avait loué pour 1400 livres par mois.

Le nombre de membres d’équipage était variable. Sur les vaisseaux les plus importants, l’aumônier, l’écrivain, le chirurgien, le maître-valet, le calfateur et le charpentier s’ajoutaient à l’équipage. L’aumônier fait les prières tous les matins après le quart levé. Il entonne le Veni Creator, entend les confessions, donne la communion, etc. L’écrivain est le représentant du roi ou des proprié-taires du navire. C’est lui qui tient l’inventaire de tout ce qui entre ou sort du vaisseau. Il surveille aussi la distribution des victuailles. Le chirurgien, qui à l’époque a une certaine parenté avec le barbier, doit voir à la bonne santé des membres de l’équipage et des passagers. Il doit s’assurer que son coffre contienne des onguents, huiles, poudres, etc. Quant au maître-Valet, il avait charge de la conservation des vivres.

Aussitôt l’ordre donné du départ, le capitaine, assisté du maître, procède au matelotage car les équipages varient habituellement à chaque voyage.  » Amateloter  » signifie répartir les hommes par paires, dont l’un sera toujours de service quand l’autre dormira et lui succédera. Ils partagent le même lit, ou plutôt le même hamac, mais pas en même temps, puisque quand l’un dort, l’autre veille. Ce qui fait dire à Merrien:  » Ces camarades n’ont en vérité en commun… que les puces ou poux, et la chaleur de la couche, parfois la cuiller, car ils prennent leurs repas successivement « . L’équipage du navire est ensuite redivisé, cette fois en quatre groupes qui sont, à tour de rôle, de faction pendant quatre heures, d’où l’expression  » faire le quart « .

La Sainte-Barbe

Les passagers dorment habituellement dans un endroit appelé la Sainte-Barbe. Le père Jésuite Luc-François Nau, venu en Nouvelle-France, raconte ainsi sa vie nocturne :  » La seule vue de la Sainte-Barbe où nous devions coucher pendant la traversée nous déconcerta tous, moi le premier. C’était une grande chambre où l’on voit suspendus en double rang des cadres, qui devaient servir de lits aux passagers. Nous étions pressés dans ce lieu obscur et infect comme des sardines dans une barrique. Nous ne pouvions nous rendre à nos lits sans nous heurter vingt fois la tête et les jambes. Nos habits à la longue nous brisaient les reins. Le roulis démontait nos cadres et nous mêlait les uns aux autres. »

Lorsque la mer est agitée, il arrive parfois que l’eau pénètre par les fentes les plus imperceptibles et que tous les lits soient mouillés. Si la tempête dure plusieurs jours, une senteur de moisi s’ajoute à celle déjà existante. Comme la plupart dorment tout habillés et qu’il est assez difficile de se laver à bord, l’atmosphère devient parfois irrespirable. D’autant plus que se rajoutent les odeurs remontant de la cale. On n’a qu’à penser à tous les animaux qui y séjournent depuis des semaines, sinon des mois. Celui qui, la nuit, doit se lever pour des besoins urgents, ne peut pas compter sur aucun éclairage. D’autant plus qu’il est interdit de circuler la nuit, sauf pour les hommes de quart. Certains règlements à bord des navires tiennent de la prudence la plus élémentaire. Ainsi, il est strictement défendu de fumer après le coucher du soleil  » sous peine d’être calé trois fois et battu par l’équipage  » . Toute la journée, par contre, on peut fumer à son aise, à la condition de le faire sur le pont.

L’eau potable et la nourriture

Le breuvage le plus courant à bord, c’est l’eau. Une eau qui non seulement peut devenir rare, mais également se corrompre. A terre, il arrive souvent que l’on remplisse les tonneaux d’une eau déjà avariée. Mais la transformation majeure se produit dans la cale du navire:

 » Dans les deux premières semaines, écrit Mgr Albert Tessier, ça va, mais le liquide se brouille vite. Il ne faut pas trop regarder ni sentir le breuvage épais et visqueux qui exhale des relents d’oeufs pourris. On ferme les yeux, on pince les narines et on se désaltère, ce qui est l’essentiel. Il ne semble pas que cette eau soit dommageable même si elle prenait un goût amer, une couleur brunâtre et s’emplissait par la suite, parfois, d’asticot, si vous préférez de petites larves, en plus d’une odeur nauséabonde. Après un mois de fermentation, les débris en décomposition se déposent et l’eau se clarifie. Une autre fermentation se produira plus tard, après deux ou trois mois … puis l’eau se clarifie, devient jaune vif, elle s’est stabilisée et est devenue … potable. ».

D’ailleurs, les marins appelaient  » charniers  » les barriques dans lesquelles le maître-valet déposait l’eau.

La consommation de l’eau est contrôlée. Chacun a droit à une ration quotidienne qu’il n’est pas obligé de boire. Il y a toujours le vin et le cidre. Mais là aussi, la quantité demeure limitée. Les membres de l’équipage avaient ordinairement droit à deux  » petits coups  » d’eau-de-vie par jour. Certains passagers, se méfiant de la qualité de la nourriture à bord, se munissaient de provisions pour toute la durée de la traversée et s’occupaient eux-mêmes de préparer leurs repas. Les autres passagers et les membres de l’équipage devaient s’en remettre à la cuisine officielle. Dans ce dernier cas, le menu était établi à l’avance, car les  » munitions de bouche  » étaient réglementées tant à Dieppe qu’à La Rochelle.

On fournit chaque navire de la flotte à raison d’un baril de biscuits ou galettes pour 60 hommes par jour qui servaient de déjeuner et qui étaient délicieux s’ils n’étaient remplis de petits vers après quelques semaines de navigation. Ces biscuits faits de farine de froment, ont la forme de galettes de 8 à 9 onces (227-255 grammes), cuits quatre à six semaines avant l’embarquement et placés dans des sacs pouvant en contenir près de 60 livres. Pour le lard, on en met un demi-baril par homme. Autant de boisseaux de pois qu’il y a d’hommes, de la morue sèche, du hareng, de l’huile d’olive, du beurre, de la moutarde, du vinaigre, de l’eau douce, du bois, du vin et de l’eau-de-Vie. Du cidre, parfois de Normandie, à raison d’un pot par jour à chaque homme…; quant au dîner et souper, ils se composent d’un potage fait de semoule de seigle ou d’avoine, parfois de maïs, de fève ou de pois auquel on ajoute de la graisse ou de l’huile d’olive ainsi que du lard de façon à ce que le tout soit nourrissant, et ce quatre fois la semaine.
Les autres jours, on donne deux morues à huit hommes ou deux harengs à chacun. Une fois la semaine, le dimanche, on leur donne du vin de Bordeaux ou du Saint-Onge. Toutefois, lorsque cela était possible, les hommes essayaient d’améliorer le menu quotidien par les produits de leur pêche: thon, marsouin, requin, etc.

Sur les navires du Roi, il y a toujours un cuisinier que l’on surnomme  » le Coq « . Les navires appartenant à des armateurs sont parfois moins bien fournis en cuisiniers. On demande aux mousses de s’occuper de préparer les repas. On souligne alors l’ignorance et la malpropreté de ces derniers.

En résumé, les effluves rances des salaisons et de l’eau croupie de cale, les odeurs diverses des bêtes, l’âcre fumée du pétun (tabac) dont abusaient les marins, la mauvaise qualité des mets, les mouvements de torsion du roulis et du tangage, tout contribuait à rendre la digestion pénible. La plupart des voyageurs étaient brisés par le mal de mer …….

Par bon vent, le navire filait, secoué, tordu, copieusement arrosé par les paquets de mer; si le vent tournait, le voilier subissait les mêmes secousses et perdait du terrain, mais pendant les accalmies, le vaisseau s’immobilisait dans un bercement doux qui reposait les estomacs affadis et les membres contusionnés. Le beau temps était rare sur l’Atlantique Nord où la température se maintient habituellement au-dessous de 10 degré Celsius.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Il faut charger à bord du navire, non seulement les vivres nécessaires, les munitions, les marchandises commerciales, mais aussi les effets des passagers. Le maître, qui est le patron à bord, dirige les opérations. C’est lui qui a l’autorité sur le corps du navire, les ustensiles et les charges. En conséquence, il décide de l’endroit précis où chaque effet sera déposé. Ainsi, on mettra les marchandises les plus lourdes au milieu. On réservera les laines, pain et autres marchandises sèches et légères pour les extrémités.

Souvent les passagers aident les matelots au chargement du navire, car, à cette époque, on ne connaît pas le métier de débardeur. Chacun veille sur ses biens placés dans de lourds coffres. Ainsi en 1659, quelques nouveaux colons ont été recrutés pour s’établir à Montréal. De ce nombre, notre ancêtre, Antoine Courtemanche si trouve. Or comme la plupart de ces immigrants sont trop pauvres pour s’offrir une armoire ou une simple boîte de bois, Jeanne Mance avance les vingt à trente livres que coûtent les coffres. Olivier Charbonneau, Pierre Goyer, Jean Roy et Mathurin Thibodeau, pour ne citer que quelques-uns des passagers, peuvent alors déposer leurs vêtements à l’abri.

Avant que les passagers ne montent à bord pour la Nouvelle-France, il faut procéder à l’embarquement des animaux destinés à la consommation durant la traversée et aux besoins de la colonie. Par exemple, le Saint-André pouvait transporter dans sa cale, une vingtaine de chevaux, des boeufs, des moutons en plus d’autres animaux pour la provision de bouche : vaches, cochons, poules, pigeons, canards, etc. On parlera alors d’une arche de Noé qui sera ballottée par la mer pendant près de trois mois, parfois moins.

Plusieurs passagers occupaient les heures précédant le départ à faire les adieux aux parents et amis venus les reconduire. Certains partent seuls, d’autres en troupes. Certains reçoivent une avance de salaire, mais quelques-uns dépen-sent une partie de cette somme à boire et à manger avant même le départ à l’auberge La Tête Noire de La Rochelle qui est reconnue pour sa bonne table et ses bons vins, tout cela dans l’attente de l’embarquement des animaux.

Plusieurs d’entre eux résidaient à l’Hôtel de la Grâce-Dieu avant l’embarquement tels les Bailly, Bloys, Charbonneau, Courtemanche, Cuillerier, Goyette, Mathieu, Renaud, Roy, Thibodeau, Trudeau, etc.
Rien n’était moins certain que la date du départ, qui dépendant des vents favorables, de l’arrivée d’un chargement, etc… Dans l’intervalle, les passagers, désoeuvrés, gaspillaient parfois leurs dernières ressources, soit leur avance……………

Le Matin du Départ

Comme la traversée comporte de multiples dangers et qu’il vaut mieux se mettre en règle avec Dieu et l’avoir de son côté; plus d’un passagers vont donc se confesser avant de monter à bord. Le matin du départ, les membres de l’équipage et les passagers se font un devoir d’assister à la messe. Après la messe, roulement de tambour: c’est le signal de l’embarquement.

Certains propriétaires de navires profitent de ces derniers moments pour augmenter le prix du passage. Ainsi, en 1659, le Saint-André n’attend plus que ses passagers pour lever l’ancre. Le propriétaire qui avait demandé la somme de cinquante livres par personne déclare qu’il ne conduira personne à Québec à moins que l’on ne verse la somme de 175 livres soit plus de trois fois le montant original, ou qu’on en garantisse le versement! Saviez-vous qu’en plus d’augmenter le prix du passage, les propriétaires exigeaient d’eux qu’ils aident les matelots au chargement du navire…

Même si tout le monde est à bord, il se peut que le navire ne puisse lever l’ancre aussitôt: il doit attendre un vent favorable. Dans les contrats intervenant entre le propriétaire d’un navire et le capitaine, ce dernier faisait préciser qu’il promettait de faire voile au premier beau temps.

On attendait parfois pendant plusieurs jours un vent favorable, alors que tout à bord se trouvait entassé pêle-mêle dans ces navires trapus qui convenablement tenaient la mer, mais qui obéissaient aux flots avec une condescendance que les estomacs des terriens ne parvenaient pas à partager… Le départ est alors marqué de quelques coups de canon et ….. le navire disparaît à l’horizon.

Oh! Que d’images chères ont dû se presser à l’esprit de notre jeune émigrant de 19 ans en ce 2 juillet 1659, lorsqu’on largua les amarres et que le navire quitta définitivement le port rochelais: Bannes, le coin de terre où il est né, le toit où il a vécu, le foyer qu’il venait de quitter avec ses 7 frères et soeurs: Urbain 17 ans, Marie 16 ans, Jacques 15 ans, Jeanne 13 ans, Martin 12 ans, Jean 10 ans et Michel 8 ans; ses oncles et tantes, cousins et cousines habitant soit Saint-Pierre-de-Chevillé, soit Saint-Aubin-le-Dépeint, soit encore Château-du-Loir; tous des êtres chers qu’il laissa et qu’il ne devait plus revoir! Que d’émo-tions ont dû lui gonfler le coeur lorsque l’Océan lui cacha graduellement la France et que disparurent au loin les dernières tours de La Rochelle.

Lorsque le Saint-André prit la mer, le 2 juillet 1659, notre ancêtre Antoine Courtemanche, alors âgé de 19 ans, partait à l’aventure. Il avait en sa possession un contrat de travail de 5 ans mais il ignorait tous les ennuis qui l’attendaient. Heureusement il y rencontrera Marguerite Bourgeoys, Jeanne Mance et d’autres qui, comme lui, auront à affronter les périls non seulement de la mer mais aussi de la peste !

Les tempêtes, le calme plat, les glaces et les naufrages soulèvent les appréhensions, mais constituent aussi une réelle menace. La maladie et la mort font souvent leur apparition après de longues semaines en mer. Mais qu’importe ! Un sort meilleur attend peut-être l’immigrant au Nouveau-Monde. Pour revivre avec lui les jours pénibles de la traversée de l’Atlantique, montons à ses côtés dans ce voilier d’autrefois assez mal équipé, et livrons-nous en esprit aux expériences physiques et morales de la vie en mer.

Mgr Albert Tessier, dans « Ceux qui firent notre pays », relate d’une façon à la fois réaliste et pittoresque comment s’effectuait la traversée de l’Océan au 17e siècle: « Ceux qui s’embarquaient savaient qu’ils allaient à péril de mort; aussi avaient-ils, au préalable, la précaution d’assurer leur salut en se mettant en règle avec leur conscience. La plupart dictaient leurs dernières volontés et disposaient des biens laissés au pays…..la France……. La mort pouvait d’ailleurs venir sous bien des formes, malheureusement trop réelles: naufrages, noyades, attaques des pirates, scorbut, typhus, fièvres, etc. Elle s’abattait parfois sur les navires avant même leur départ de la rade. » L’émigrant qui a choisi la Nouvelle-France doit affronter un premier obstacle avant de s’installer dans sa nouvelle patrie: la traversée de l’Atlantique. Au XVIIe siècle, un tel voyage présente de multiples dangers et bien peu de plaisirs. Les navires sont de faibles dimensions, l’espace y est restreint et les conditions sanitaires plus que déficientes.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Les Compagnies et l’émigrant

Le roi de France, ayant à coeur les intérêts du Canada, avait fondé des compagnies, associations puissantes, formées de riches actionnaires qui s’obligeaient à subvenir au bien matériel et spirituel de la colonie.

Ces compagnies s’engageaient à coloniser la Nouvelle-France : elles devaient y attirer des colons français et catholiques, en transporter un certain nombre tous les ans, les fixer au sol et assurer leur subsistance en attendant qu’ils puissent vivre par eux-mêmes. Elles s’obligeaient en outre à entretenir les prêtres préposés au service des colons et aux missionnaires qui ne trouvaient naturellement sur place aucune source de revenus.

En retour de ces obligations onéreuses, elles jouissaient de grands privilèges: elles seules avaient le droit de faire la traite des pelleteries avec les sauvages, elles seules pouvaient acheter, transporter et revendre en France les produits de la colonie; en un mot, elles avaient le monopole du commerce avec la Nouvelle-France.

La France entre 1616 et 1659

La situation politique française n’était vraiment pas propice à une stabilisation de la Nouvelle-France: de 1616 à 1627, la vice-royauté, dont dépendait la colonie, changea plusieurs fois de mains et fut parfois dans une grande précarité, comme durant l’emprisonnement du prince de Condé, protecteur de Champlain de 1616 à 1619.

Enfin, en 1627, le cardinal de Richelieu prit lui-même la responsabilité de la colonie et la confia à la compagnie des Cents-Associés qui devait en assurer le peuplement et le développement en contrepartie du monopole du commerce.

Au moment où Ville-Marie fut fondée, soit 2 ans après la naissance d’Antoine Courtemanche, on estime que la France comptait à peu près une vingtaine de millions d’habitants, ce qui en faisait, et de loin, le pays le plus peuplé d’Europe. Plus de 85% des Français vivaient à la campagne dans de petites communautés d’habitants qui constituaient leur milieu social, étroit et familier, dont ils s’évadaient rarement.

On se rappelle également qu’en France au milieu du XVIIe siècle, le peuple semblait être constamment au milieu de divers conflits. Il y a eut la Guerre de Trente ans, 1618-1648, où à partir de 1635, la France fut en guerre contre l’Autriche et l’Espagne. Pendant vingt ans, les provinces du Nord et de l’Est furent dévastées autant par les troupes de l’empereur que par celles du roi de France. Pillages, meurtres, viols et tortures; tels étaient les malheurs de la guerre.

De 1620 à 1660, le pays fut secoué par des soulèvements populaires qui furent nombreux, plus redoutables et plus étendus qu’à n’importe quel autre moment sous l’Ancien Régime, 1789 excepté. Cette effervescence culmina avec la Fronde de 1648 à 1653. Aussi, à cause des fortes dépenses militaires, la monarchie imposait lourdement les paysans. Puisque les taxes étaient très élevées, le peuple avait faim. Se sentant coincés, les gens devenaient las et aigris.

C’est dans cette atmosphère assez bouillonnante que nos premiers agents recruteurs devaient faire miroiter aux yeux des jeunes français les avantages de venir s’établir en Nouvelle-France.

Le 14 octobre 1658, Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys s’embarquèrent à
Québec avec la mission de retourner en France et d’y recruter de nouveaux colons pour Montréal. Or, les émigrés devaient s’embarquer à La Rochelle en mai 1659 et pour des raisons bien évidentes, quelques familles de religion protestante devaient par la suite se convertir au catholicisme. Citons les Élie Grimard, Isaac Bédard, Élie Gaudin, Paul Chalifour, Élie et Pierre Bourbeau, etc.

C’est précisément à cette époque que la situation s’est corsée davantage. Dans la
ville de La Flèche, dès qu’on apprend que les religieuses et autres jeunes filles vont partir pour la Canada, le peuple s’ameute. Les habitants croient qu’on les enlève de force et le peuple se précipite pour leur barrer passage. C’est à peine si M. Robutel et autres gentilshommes formant escorte, peuvent se frayer un chemin.

L’Importance de La Rochelle

Nouveaux embarras. Il faut se rappeler un autre point significatif au sujet de cette ville au coeur du conflit:  » protestantisme-catholicisme « .

 » Au moment de la capitulation en novembre 1628, les trois quart de sa population de 22 à 23,000 habitants sont morts de privations. En 1659, nous sommes donc dans une ville de 5,400 habitants qui vient de passer à travers la crise économique qui sévit depuis 1645 à 1655, les troubles de la Fronde en 1652 avec le pain cher et une épidémie qui a tué 1,800 personnes. Or, il ne faut pas s’étonner que le propriétaire du navire, sans doute influencé par tout ce brouhaha refuse d’appareiller sans que les passages soient payés ! Et que font les propriétaires de ces bateaux en de telles circonstances ? Ils profitent de la confusion pour augmenter le prix du passage…

L’une des plus importantes de ces compagnies fut celle des Cent-Associés, fondée par Richelieu en 1627 et qui subsista jusqu’en 1663. L’édit qui lui conféra son existence légale fut signé à La Rochelle par le roi Louis XIII. C’est pourquoi La Rochelle fut longtemps le centre d’initiative, la métropole des affaires de la colonie. Ce sont des marchands rochelais qui organisaient le commerce canadien, équipaient des vaisseaux pour Québec, y menaient des vivres, des marchandises et y transportaient  » des hommes de travail « , car la compagnie exigeait le transport d’un  » engagé  » par seize tonneaux de jauge.
Le roi Louis XIII avec son ministre Richelieu, favorisa le développement du commerce et de la marine. Il faut se rappeler que c’était à l’époque des Louis…, Molière, Racine, Pascal, Lafontaine, Poussin, Le Nain, etc. et aussi celle de la construction de grands châteaux royaux. Mais hélas, pendant que les riches faisaient bombance, le pauvre peuple crevait sous le poids des lourds impôts, des guerres et des famines répétées…

? En 1627, le Canada n’avait encore que cent sept colons français, Terre-Neuve autant de Britanniques, la Nouvelle-Nederland deux cents, la Nouvelle-Angleterre trois cents dix, la Virginie deux mille et la baie d’Hudson était régulièrement fréquentée par les Anglais. Au total, la population des établissements anglais et hollandais était de vingt six fois celle de la Nouvelle-France et en 1628, arriva ce qui devait arrivé, Québec, sous l’attaque des frères Kirke, tombait aux mains des Anglais jusqu’en 1632 pour être ensuite rétrocédée par le traité de Saint-Germain-en-Laye.

? En 1633, Champlain reprenait le commandement de la Nouvelle-France. Les Jésuites, qui y avaient déjà fait un séjour jusqu’à la prise de Québec, revinrent ; les Récollets les suivirent de peu en 1635, puis les Sulpiciens en 1642, pour la fondation de Montréal. Leur unique objectif: convertir les indigènes à la foi catholique……

Conditions des engagés

On appelait  » engagés  » les immigrants qui, n’ayant pas les moyens de se payer leur traversée, s’engageaient à demeurer plusieurs années en Nouvelle-France, parfois comme soldat en garnison dans un fort, mais le plus souvent comme employé au service d’un colon, d’un fonctionnaire ou même d’une communauté religieuse. Au XVIIe siècle, la plupart des immigrants français vinrent en qualité d’engagé. Ils acceptaient de servir au Canada pour quelques années moyennant la nourriture, le vêtement et un salaire convenu. C’est ainsi que notre ancêtre, Antoine Courtemanche s’engagea:  » de bien et fidèlement Servir Ld Sieur Souard en lad. Isle de Montreal pendant le temps de cinq ans entiers & Consécutifs… Au plus tost aux frais dud  » Sieur Souard quy Sera tenu Aussy de le Nourir Aud  » « Cinq années… Et Soixante cinq Livres Aud » Courtemanche pour leurs gages de chacun desd  »

Pour s’indemniser des frais du transport et de l’équipement fourni à l’engagé, les marchands cédaient leur contrat, qui était négociable, à un colon établi sur le bord du Saint-Laurent, pour une somme variable suivant la qualité de l’engagé et le besoin plus ou moins grand d’ouvriers dans la colonie. Le salaire des engagés n’était pas élevé, mais les maîtres les traitaient bien et les considéraient comme des membres de leur famille. Ces engagés pouvaient retourner en France à l’expiration de leur contrat, mais un bon nombre prolongeaient leur séjour en Nouvelle-France et finissaient par s’y établir définitivement. Dans la première moitié du XVIIe siècle, les marchands n’engageaient que le nombre d’hommes qui nécessitait le jaugeage de leurs navires; puis, vint un temps où la main d’oeuvre était en grande demande en Nouvelle-France; alors, la liste des engagés s’allongeait d’année en année, et ne correspondait plus au tonnage: les engagés devenaient l’objet d’un commerce spécial, d’une spéculation. Les marchands, sûrs de trouver en Nouvelle-France une demande régulière de main-d’oeuvre, se font pourvoyeurs d’ouvriers.

Parmi les marchands rochelais qui font, au nom des Cent-Associés, du recrutement pour la Nouvelle-France, il faut faire une place toute spéciale pour l’importance accordée à l’association Gaigneur-Grignon, composée d’Antoine Grignon, de son fils Jean, de son gendre Pierre Gaigneur et de Jacques Massé. Cette association entreprend un premier voyage en 1656. L’année suivante, elle recrute 40 hommes pour le Canada: sept le 3 février, seize le 3 mars, un le 13, un le 14, un le 15, cinq le 19, trois le 28 mars et trois le 5 avril. Puis, cette liste d’engagement cesse brusquement. C’est le notaire Pierre Moreau qui dresse tous les contrats entre l’association Gaigneur-Grignon et les hommes qu’elle recrute. A noter qu’on retrouve ce même notaire, trois ans plus tard lors du départ du Saint-André ayant à son bord notre ancêtre…

Le contrat passé, l’entretien de l’engagé restait à la charge de l’engagiste, qui installait son homme dans une auberge en attendant le jour de l’embarque-ment, ou le laissait libre de ses mouvements en lui attribuant une solde de quelques sous par jour. Les frais de recrutement et d’entretien, la traversée de l’engagé, les avances monétaires qu’on lui faisait pour ses menues dépenses se chiffraient à une centaine de livres. Pour réduire ces débours, l’engagiste cherchait à rappro-cher le plus possible le jour de l’embarquement.

Au printemps de 1659, les marchands Nezereau, bourgeois du navire Le Saint-André et Jacques Mousnier, aussi marchand rochelais, passent devant le notaire Pierre Moreau, celui-là même dont je vous ai déjà parlé précédemment, le 28 juin 1659, pour fixer les termes d’un contrat de charte-partie et frètement. Ils venaient à peine de se procurer un ancien navire de guerre:  » Le Saint-André  »

Les termes du contrat du temps furent:

 » En conséquence d’un écrit sous seing privé du 25 avril 1659, le marchand rochelais Jean Nezereau, bourgeois entièrement du navire Le Saint-André, 300 tonneaux, et Jacques Mousnier, aussi marchand rochelais, passent devant le notaire Pierre Moreau, le 28 juin 1659, pour fixer les termes d’un contrat de charte-partie et frètement. Nezereau loue et frète à Mousnier, pour le voyage à Québec, le Saint-André qui est dûment étanche avec ses garnitures de voiles, câbles, cordages, vingt pièces de canon, poudre, mèches, cales et autres choses suivant l’inventaire qui en a été fait entre eux et Guillaume Poulet, capitaine institué. Il est précisé que ni le capitaine Poulet, ni aucun de son équipage, ne peuvent faire de troc ou traite de pelleteries avec les Sauvages. »

Ce gros navire, amarré au port de La Rochelle et en partance pour Québec, était un voilier de 300 tonneaux; nous disons  » un gros navire « , mais entendons-nous, ce n’était pas un paquebot de 40, 50 ou même 80 mille tonnes, comme ceux de nos jours, mais un navire d’importance pour l’époque car la plupart des vaisseaux ne jaugeaient pas plus de 50, 60 ou 70 tonneaux. Pendant deux ans, le Saint-André avait servi de navire-hôpital pour des contagieux et n’avait subi aucune désinfection.

A la veille d’un départ pour le Nouveau-Monde, l’activité est grande dans les villes portuaires. Une traversée qui pouvait durer plus de trois mois suppose bien des précautions et des préparatifs. Marchands, passagers, membres d’équipages, tous s’affairent. Il y a les inquiets qui sont là, plusieurs jours avant la date fixée pour le départ, et il y a aussi ceux qui arriveront à la dernière minute, retardés par divers accidents routiers.

Les ports d’embarquements varieront suivant les périodes de notre histoire. Au début, on partira de Saint-Malo, de Rouen, de Honfleur, de Dieppe ; puis, du Havre, de La Rochelle, de Rochefort, de Bordeaux, de Marseille. Mais, pour les immigrants, La Rochelle sera la dernière ville où ils séjourneront.

Richard Courtemanche
Il y a 3 ans
Le Canada

LA CÉLÈBRE RECRUE DE 1653

C’est en 1653 que Monsieur de Maisonneuve amena à Montréal un groupe très intéressant de colons et l’illustre Marguerite Bourgeois, fondatrice de la Congrégation Notre-Dame. Voici comment l’historien Faillon raconte les faits:

 » Le dessein de Maisonneuve étant de repousser les Iroquois et d’établir solidement la colonie de Villemarie, il ne voulut conduire avec lui que des hommes jeunes, robustes et courageux, tous propres au métier des armes, exercés chacun dans quelque profession nécessaire ou utile au nouvel établissement, et tous sincèrement catholiques. Il exigea de plus qu’ils fussent gens de bien et de moeurs irréprochables, afin qu’ils ne gâtassent pas le reste du troupeau, en quoi, dit la Soeur Morin, il a parfaitement réussi.

Pour s’aider dans ce choix, il se servit de M. Jérôme Le Royer de la Dauversière ; et l’un et l’autre levèrent ainsi des hommes, dans la Picardie, la Champagne, la Normandie, l’Île-de-France, la Touraine, la Bourgogne, mais principalement dans le Maine et l’Anjou, surtout aux environs de la Flèche, d’où M. de la Dauversière les tira presque tous. Dans le courant des mois de mars, avril et mai 1653, ces hommes passèrent, par-devant des notaires, leurs actes d’engagement avec la Compagnie de Montréal; et ceux qui s’engagèrent de cette manière à la Flèche furent au nombre de cent dix-huit, ainsi que le montrent encore aujourd’hui leurs actes d’engagement, conservés en original dans les minutes du notaire de Lafousse, qui les écrivit. En outre trente-six autres passèrent aussi ailleurs des contrats semblables, de sorte que le nombre total de ces hommes, tous propres à porter les armes, s’éleva à cent cinquante-quatre…

Quelques-uns cependant se désistèrent ; d’autres moururent dans la traversée ; et, au témoignage de M. de Belmont, il n’en arriva que cent cinq à Villemarie.

La Compagnie de Montréal transportait ces hommes dans son île, les nourrissait et les logeait à ses propres frais pendant cinq ans, et leur fournissait les outils et la matière nécessaire à l’exercice de leur art ou de leur profession particulière. Elle ne se chargeait pas de les vêtir ; mais, pour qu’ils pussent se pourvoir eux-mêmes de linge et d’habits, elle assurait à chacun des gages proportionnés à l’importance des services qu’ils pouvaient rendre, par le métier ou l’art qu’ils avaient à exercer. Plusieurs n’étant pas assez fournis de hardes et d’autres objets qu’ils étaient bien aises d’emporter de France, elle fit des avances sur leurs gages à cent trois d’entre eux, et leur donna ainsi, avant leur départ, plus de onze mille livres, quoique les gages de ceux qui partirent ne dussent pas s’élever au-dessus de la somme de sept mille cinq cents livres par an.

Le vaisseau, appelé le Saint-Nicolas-de-Nantes, qui portait la recrue sous la conduite du capitaine le Besson, étant parti le 20 juin 1653, on s’aperçut bientôt qu’il était pourri et faisait eau de toutes parts. Comme cependant on était fort en bras, ayant, outre l’équipage ordinaire, plus de cent hommes pour Villemarie, on espéra qu’on pourrait étancher le navire. Mais, quoique les gens fussent aux pompes jour et nuit, il leur était impossible d’en venir à bout; et l’eau commençait déjà à gagner et à endommager les provisions, lorsqu’enfin, après avoir fait trois cent cinquante lieues en mer, on fut contraint de revenir à terre, et de relâcher à Saint-Nazaire, d’où l’on était parti.

« En approchant la terre, dit la Soeur Marguerite Bourgeoys, nous périssions, sans le secours que, par la grâce de Dieu, nous reçûmes des habitants de ce lieu-là. J’étais fort en peine de nous voir dans ce danger; nous étions près de cent vingt passagers sans prêtres, et nos gens étaient mal préparés pour mourir, aussi bien que tout le reste. M. de Maisonneuve fit mettre tous ses soldats dans une île d’où l’on ne pouvait s’échapper: car autrement il n’en serait pas demeuré un seul.

Il y en eut même qui se jetèrent à la nage, pour se sauver ; ils étaient devenus comme furieux et croyaient qu’on les menait à la perdition. Il fallut bien du temps pour trouver et réparer un autre navire, et pourvoir aux autres besoins, en sorte que l’on ne fit voile que le jour de la Sainte-Marguerite, 20 juillet 1653, après avoir entendu la sainte Messe. »

Mais comme l’oeuvre de Villemarie, à laquelle cette recrue devait se dévouer avec tant de résolution et courage, était une oeuvre sainte, pour laquelle un grand nombre d’entre eux eurent, dans la suite, le bonheur de verser leur sang, il plut à Dieu de les préparer tous à leur sacrifice par de nouvelles épreuves, et prendre même déjà pour lui les prémices de cette troupe choisie.

La maladie s’étant bientôt déclarée sur le vaisseau, il y eut un grand nombre de malades, et des cent treize hommes que M. de Maisonneuve conduisait aux frais de la Compagnie, il en mourut huit en mer. Ce fut pour la Soeur Bourgeoys une occasion de déployer sa charité, en leur prodiguant à tous les services qu’elle pouvait leur rendre, et en les préparant à mourir saintement. Jour et nuit, elle était auprès d’eux, elle les consolait dans leurs maux, et leur distribuait généreusement tout ce qu’elle recevait de la charité du capitaine et de celle de M. de Maisonneuve. Celui-ci lui envoyait de sa table, à laquelle elle ne voulut jamais prendre place, tous les aliments convenables et, de son côté, elle ne les acceptait qu’afin de les donner aux malades, se contentant pour elle-même de la nourriture ordinaire de l’équipage, et même de la plus modique ration.

Enfin son séjour dans le navire fut une véritable et continuelle mission. Elle instruisait avec soin les malades et les soldats, leur faisait exactement le catéchisme, récitait elle-même les prières du matin et du soir, et faisait souvent des lectures spirituelles et d’autres exercices de piété, sans que les incommodités ordinaires à ceux qui ne sont pas accoutumés à la navigation ralentissent jamais l’ardeur de sa charité ni la persévérance de son zèle.

Pendant que la recrue était en mer, les colons de Québec, des Trois-Rivières et ceux de Villemarie, en proie aux plus vives inquiétudes pour eux-mêmes, se voyaient comme sans défense, exposés à toute la fureur des Iroquois, malgré la paix qu’on avait commencée de faire avec ces barbares, sur la durée de laquelle on ne comptait pas. Comme on ignorait que M. de Maisonneuve avait été obligé de relâcher à Saint-Nazaire, ce qui l’avait retardé de quarante jours en France, et qu’on ne le voyait pas venir, ce retard fit naître les plus mortelles angoisses.

« Et à la fin » dit la Soeur Bourgeoys, « on n’avait guère plus d’espérance que nous dussions arriver. » Pour hâter donc la venue d’un secours si ardemment désiré et si nécessaire, les habitants de Québec firent des prières publiques et exposèrent même, et ce pendant plusieurs jours, le Très-Saint-Sacrement, jusqu’à ce qu’enfin, touché de leur ferveur, Dieu daigna les exaucer. « Nous arrivâmes le 22 septembre 1653, jour de Saint-Maurice , dit la Soeur Bourgeoys; mais on ne prit point garde à une arête qui s’enfonça tellement dans le navire, en arrivant devant Québec, que les grandes marées ne purent le relever, et qu’il fallut le brûler sur la place.

Notre arrivée, ajoute-t-elle, redonna de la joie à tout le monde. C’est ce que P. Lemercier dit aussi dans sa relation : « Le secours extraordinaire qu’on a envoyé par le dernier embarquement a donné de la joie à tout le pays. » . Aussi en rendit-on à Dieu des actions de grâces solennelles, en chantant, à cette occasion le Te Deum dans l’église de Québec.

L’allégresse qui éclata à l’arrivée de cette recrue fait assez comprendre quelle devait être alors la faiblesse de Québec, malgré les engagements que la grande Compagnie avait pris depuis longtemps de l’accroître et de lui donner de la consistance. On voit aussi par là l’insuffisance de la mesure que cette Compagnie avait prise pour augmenter la colonie, lorsque huit ans auparavant elle avait cédé aux habitants la traite des pelleteries. Car cette cession, la dispensant de faire elle-même aucune dépense, avait laissé toutes les charges aux habitants, réduits par là à leurs propres ressources : ce qui est devenu, à cause des guerres continuelles, un fardeau accablant qui écrasait le pays.

Québec se voyait, en effet, dans une entière impuissance d’augmenter le nombre des colons, n’ayant à offrir, à ceux qui eussent le désir de s’établir dans la Nouvelle-France, que les privations inséparables de l’extrême pauvreté qu’on y endurait, et les alarmes auxquelles on était exposé sans cesse.

Cet état de faiblesse où il se voyait alors réduit porta M. de Lauson à faire toutes sortes d’efforts pour retenir à Québec la nouvelle recrue, et il l’aurait empêchée de passer outre, si M. de Maisonneuve ne lui eût déclaré, avec une modeste fermeté, qu’ayant à défendre un poste si dangereux que l’était celui de Villemarie, il voulait absolument y conduire tous ses hommes; et qu’au reste ils avaient trop coûté à la Compagnie de Montréal pour qu’il pût en laisser un seul après lui. S’il parla avec cette assurance, et si M. de Lauson n’insista pas davantage, c’est que M. de Maisonneuve était muni d’une lettre de cachet qui lui donnait toute autorité pour le Gouvernement de Villemarie.

Par l’arrêt de 1648, le Roi avait déclaré que le Gouverneur général n’exerçait cette charge que pendant trois ans, du moins qu’il ne pourrait y être promu de nouveau qu’une seule fois. Mais comme M. de Maisonneuve était gouverneur particulier de l’île de Montréal depuis près de douze ans, les Associés, ses confrères, avaient eu quelque sujet de craindre que M. de Lauson, pour lui susciter de nouveaux embarras, ne lui contestât son titre de Gouverneur ; et, afin de prévenir ces difficultés, ils avaient obtenu du Roi une lettre de cachet, en date du 8 avril 1653, qui avait été adressée à M. de Maisonneuve lui-même, avant son départ de France. Par cette lettre, Louis XIV approuvait de nouveau le choix que

Les seigneurs de Montréal avait fait de la personne de M. de Maisonneuve pour la charge de Gouverneur de cette île, et donnait à celui-ci toute autorité pour travailler à l’établissement de la colonie de Villemarie. M. de Lauson ne renouvela plus ses instances ; mais, lorsque M. de Maisonneuve voulut faire monter sa recrue à Villemarie, on lui refusa des barques, que pourtant on était tenu de lui fournir; et par suite de ce refus, presque tous les soldats de la recrue furent obligés de séjourner un temps considérable à Québec, en attendant que M. de Maisonneuve pût se procurer d’autres moyens de transport.

…M. de Maisonneuve, arrivé avec sa recrue à Québec le 22 septembre 1653, y fut retenu tout le mois d’octobre par la difficulté de trouver des barques ; s’en étant enfin procuré, il partit avec tout son monde, qu’il fit marcher devant lui, voulant aller le dernier pour être assuré de ne laisser personne. Ce fut une joie inexprimable à Villemarie de le voir arriver avec cette recrue de plus de cent hommes; et, de toutes parts, ce n’étaient qu’actions de grâces qu’on rendait à Marie, la patronne du pays, aux prières de laquelle on avait attribué jusque-là, avec tant de raison, la conservation si providentielle de cette colonie fondée pour sa gloire.

Tous ces soldats, que M. de Maisonneuve venait d’amener de France, ne s’étaient engagés, la plupart, à servir la Compagnie de Montréal et à demeurer dans le pays, que l’espace de cinq ans. Néanmoins, touchés de bons procédés de leur Gouverneur, et heureux de se trouver dans une réunion de personnes si cordialement unies entre elles, si zélées pour l’établissement de la religion, plusieurs désirèrent de se fixer à Villemarie et d’y demeurer jusqu’à la fin de leurs jours.

M. de Maisonneuve, qui les y avait conduits dans cette espérance, connaissant leur désir, fit publier par deux fois, au prône, en décembre 1653, que tous ceux qui voudraient se fixer pour toujours dans l’île allassent le trouver. Son intention était de leur abandonner, pour cette fin, les sommes qui leur avaient été avancées, tant en France que depuis leur arrivée en Canada, et de donner à chacun des terres en propre, afin qu’ils les cultivassent, ainsi qu’un arpent dans le lieu désigné pour la ville, où ils se construisirent des maisons. Il se proposait enfin de les gratifier d’une somme d’argent qui facilitât à chacun les moyens de s’établir à Villemarie, à la charge pour eux de rendre cette dernière somme, s’ils quittaient un jour l’île de Montréal: à moins que, par force majeure ou autrement, les Français ne vinssent à abandonner tout à fait. Le premier qui se présenta et accepta ces conditions fut André Demers.

Le premier jour de l’an 1654, il reçut quatre cents livres, en promettant de rendre cette somme, s’il allait faire sa demeure ordinaire hors de l’île de Montréal ; et, deux jours après, Jean des Carryes et Jean le Duc reçurent la somme de neuf cents livres, et firent la même promesse.

Le 22, Antoine Primot, Jacques Messier et Charles le Moyen firent aussi leur déclaration, et le Moyen, déjà pourvu de la place de garde-magasin, reçut quatre cents livres. Le lendemain, Jean Lemercher, Mathurin Langevin, Ives Bastard, Simon Galbrun, Pierre Vilain, Toussaint Huneault, Jacques Mousseaux, Bertrant de Rennes et Simon Desprès firent la même déclaration, après avoir reçu chacun une gratification de cinq cents livres. Sans poursuivre ici ce détail, nous dirons qu’un grand nombre d’autres chefs de famille prirent le même engagement, et reçurent une gratification de cinq ou six cents livres.

…Voici comment Monsieur de Maisonneuve pourvut à l’établissement des premiers colons.

Par suite de leur engagement, il donna à chacun d’eux trente arpents de terre, qu’ils devaient cultiver, situés le plus souvent au coteau Saint-Louis ou à la contrée Saint-Joseph, et, en outre, un arpent ou un demi-arpent dans le lieu désigné pour la ville, sur lequel, comme nous l’avons dit, chacun devait se construire une maison pour l’habiter. »

Extrait tiré du Dictionnaire National des Canadiens Français, Tome III, Institut Drouin.

Maisonneuve (Paul de Chomedey, sieur de), gentilhomme français (Neuville-sur-Vannes, Aube, 1612 – Paris 1676). En 1642, il fonda, au Canada, Ville-Marie, la future Montréal.

? En 1653 et 1654, alors qu’Antoine Courtemanche vivait encore en France chez ses parents, après trois années de disette, quelques Hurons et Outaouais parvinrent à Trois-Rivières avec des fourrures, une partie, disaient-ils, de ce qui avait été accumulé par mévente; ils parlèrent aussi d’une grande rivière au-delà de leurs territoires « fort spacieuse qui aboutit à une grande mer ». La conjugaison de ces quelques circonstances suffisait largement à des hommes jeunes, curieux et ambitieux pour déclencher leur goût de l’aventure. Médard Chouart Des Groseilliers et un compagnon à l’identité inconnue quittèrent Trois-Rivières à l’automne 1654 et accompagnèrent les Indiens retournant dans leurs régions. Pendant deux années, ils voyagèrent dans les « pays d’en haut », reconnurent et nommèrent les lieux sur la route habituellement empruntée par les trafiquants indiens. Médard Des Groseilliers navigua en amont de l’Outaouais jusqu’au lac Nipissing, actuellement situé en Ontario, le long de la rivière des Français (French River) jusqu’à la baie Georgienne, sur le lac Huron, sur le lac Saint-Clair, jusqu’à l’emplacement de la ville de Détroit, entre le lac Huron et le lac Érié. La suite du voyage est moins bien connue ; on suppose que les explorateurs pénétrèrent dans le lac Michigan pour en suivre la rive occidentale, avant de revenir à Québec par le même chemin. Ils rapportèrent à deux reprises pour 29,000 livres de fourrure qui leur valent 100,000 écus. Plus tard, en août 1659, il repartira avec son beau-frère Pierre Radisson malgré le refus du gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Voyer d’Argenson; Antoine Courtemanche arrivera à Montréal en septembre de la même année.

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